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    Test – Train Valley, un jeu qui ne plaira pas qu’aux ferrovipathes

    Qui n’a jamais rêvé de prendre les commandes d’un répartiteur ferroviaire ? D’envoyer des marchandises à bon port (ou plutôt à bonne gare), sans accident au passage ? De se creuser la tête pour trouver l’itinéraire le plus efficace ? Personne d’autre que moi ? Ah… Bon… Alors Train Valley va peut-être vous faire changer d’avis, qui sait ? Un début de réponse dans ce test !

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    Thomas Simulator

    Le principe de ce jeu mêlant réflexion, stratégie et gestion est plutôt simple. Vous devez créer un réseau ferroviaire qui permet aux trains de transporter leurs marchandises d’un point A à un point B. Sur le papier, ça paraît plutôt aisé, mais laissez-moi vous dire que dans la pratique, c’est bien plus compliqué qu’il n’y paraît.

    En démarrant l’un des 30 niveaux que composent la campagne, on se retrouve face à un terrain de jeu plus ou moins vierge. En effet, les éléments y apparaîtront au fur et à mesure. Tout d’abord deux ou trois gares, qu’il va falloir relier en créant un chemin de fer, et en contournant les potentiels obstacles sur la route. Puis arrive le premier transport. Chaque gare est ornée d’un logo d’une couleur qui lui est propre, tout comme les trains. Vous l’aurez compris, ces derniers doivent se diriger dans la gare de même couleur.

    Si avec deux destinations possibles, c’est extrêmement simple, la difficulté est décuplée lorsque ce nombre augmente. Il faudra aussi jouer les aiguilleurs en s’assurant que chaque wagon empruntera le bon itinéraire. Surtout que la marchandise perd de sa valeur au fur et à mesure du temps qui s’écoule. Et c’est là qu’arrive l’une des fonctionnalités les plus importantes du titre : la maîtrise du temps. Un curseur de vitesse et une touche qui met en pause le défilement de ce dernier, tout en permettant de construire ou de donner des indications à ses trains, c’est tout ce dont on aura besoin pour mener à bien nos objectifs dans cette course contre-la-montre.

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    Ô rage ! Ô désespoir ! Ô maniabilité ennemie !

    Être maître du temps dans Train Valley, c’est vraiment quelque chose d’indispensable pour contrer une maniabilité qui est clairement perfectible. En plus d’une prise en main qui peut être délicate en se lançant dans le jeu, le jeu souffre d’un manque d’ergonomie et de précision. Il est frustrant de comprendre comment résoudre un problème en quelques secondes, alors que la mise en œuvre sera parfois fastidieuse et bien plus longue. Le tout manque également de lisibilité, avec des curseurs trop petits ou qui se fondent dans le décor. Et oubliez les paramètres d’accessibilité qui pourraient contre-balancer cela, il y en a tout simplement pas !

    Pendant une bonne partie du temps, l’action sera donc probablement figée, ce qui permet de planifier les trajets sereinement, en calibrant chaque aiguillage du parcours. Si jamais vous vous rendez compte d’une erreur et que le train n’est pas encore arrivé dans la mauvaise gare, ou tout simplement pour éviter une collision, il est possible d’ordonner à n’importe quel train de s’arrêter, voire de faire demi-tour. Mais attention, car la moindre erreur vous coûtera cher !

    En effet, le mode Histoire propose trois objectifs à accomplir pour chaque niveau, et certains vous demanderont de n’avoir aucune collision ou de ne pas vous tromper de gare d’arrivée. Et quand on doit gérer plusieurs trains simultanément, cela devient vite compliqué. Les niveaux étant plutôt longs, les complétionnistes pourront être frustrés de devoir recommencer la mission depuis le début, surtout que certaines peuvent durer jusqu’à une demi-heure, si vous prenez le temps de bien tout analyser.

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    « Je prends des trains à travers la plaine »

    Côté durée de vie, il faut tabler une dizaine d’heures pour la campagne, mais Train Valley a la bonne idée de proposer un mode bac à sable. Enfin, bonne sur le papier, puisqu’il consiste à jouer l’un des 30 niveaux du jeu sans limite d’argent et sans objectif. Bref, l’intérêt n’est pas vraiment au rendez-vous ici puisque le terrain de jeu est forcément limité en taille. On oubliera donc rapidement la possibilité de se développer de façon conséquente.

    Graphiquement, le titre ne décolle pas la rétine, mais reste visuellement agréable si l’on met de côté les soucis de lisibilité décrits plus haut. Les cinq chapitres de la campagne nous feront voyager dans plusieurs lieux et époques, de la Ruée vers l’Or à la Guerre Froide, en passant par la chute du mur de Berlin. Dans l’ensemble, les différences entre chacune d’elles ne sont pas suffisamment marquées et l’on reste, de toute manière, trop concentré sur notre toile de chemins de fer. Cependant, les environnements se renouvellent : montagnes, nuit, neige, étendues d’eau,…

    Côté sonore, Train Valley ne déroge pas à la malheureuse règle des jeux de réflexion, à savoir : couper la musique au bout d’une demi-heure de jeu car trop répétitive. J’ai préféré accompagner mon aventure avec d’autres musiques que celles qui sont proposées. Un dernier mot sur la liste des succès que j’ai trouvé bien pensée. Pour les débloquer, il faudra progresser puis terminer le jeu à 100% mais aussi faire des actions parfois pénalisantes tout en essayant de réussir le niveau.

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    Conclusion

    À première vue, Train Valley ne paye pas de mine. Mais une fois les problèmes de maniabilité et de lisibilité appréhendés, on se retrouve happé dans ce jeu de réflexion qui fait la part belle à la création, la planification, l’organisation et l’optimisation. Son gameplay, notamment le système de contrôle du temps, réduit l’impact de l’imprécision de la jouabilité à la manette. Et l’on en retire étrangement une grosse satisfaction lorsqu’un niveau est terminé avec succès. Même s’il a ses défauts, le titre reste accrocheur et promet au minimum une dizaine d’heures plaisantes à jouer au répartiteur ferroviaire.

     


    Critères d’accessibilité

    Déficience Visuelle Déficience Auditive
    Contraste élevé (réticule de visée) Sous-titres avec indications d’ambiance
    Taille de police Identification de la personne qui parle
    Marquage des ennemis Police personnalisable
    Interface personnalisable Couleur de police personnalisable
    Couleur minicarte personnalisable Options d’alerte alternatives (vibration, flash…)
    Option daltonisme Sons ambiants signalés (informe sur présence)
    Option Text to speech
    Ralentissement du jeu

     

    Conditions de test

    Détails TV OLED 4K Jeu fourni par l’éditeur Oui
    Console Xbox Series X Temps passé sur le jeu 8 heures
    Niveau de difficulté N/A Jeu terminé Non