Test – Ys Origin, enfin sur Xbox !

C’est enfin arrivé ! Venant du monde PC japonais, la série Ys avait tout de même eu le droit à des adaptations sur quasiment toutes les consoles des constructeurs historiques à l’exception de Microsoft. Cette erreur est enfin réparée et merci DotEmu d’avoir pensé à la Xbox.

Mais Ys c’est quoi ? Pour résumer rapidement, c’est un action-RPG adaptant une légende bretonne à la sauce japonaise. Paradoxalement, malgré cette inspiration bien de chez nous, très (trop) peu d’épisodes sont sortis dans l’hexagone.

En 2006, Falcom sortait Ys Origin sur les PC japonais. Il aura donc fallut 12 années à cet épisode pour enfin arriver sur notre console classée X. Préquel de l’univers d’Ys, il n’est pas nécessaire d’avoir fait les autres épisodes de la série pour apprécier Origin.

IL ÉTAIT UNE FOIS…

Île d’Ys. 700 ans avant la venue d’Adol (héros de la série Ys), tout se passe pour le mieux pour les habitants qui vivent heureux sous la protection des déesses Feena et Reah grâce aux pouvoirs d’un artefact appelé Perle Noire. Jusqu’au jour où une nuée de démons débarque sur l’île pour semer le chaos…
Sans autres solutions devant tant de violence, les deux déesses jouent le tout pour le tout et décident d’utiliser la Perle Noire, espérant ainsi sauver la population en propulsant le temple de Solomon au-delà de la voûte céleste et fuir les démons.

Mais c’était sans compter la détermination de ces êtres maudits ! Et ces derniers se mirent à la construction d’une tour dans le but d’atteindre le temple et d’éliminer les déesses et les survivants d’Ys.

Une nuit, Feena et Reah disparaissent du temple. Inquiets et convaincus qu’elles se sont rendues dans la tour, les six prêtres d’Ys décident d’envoyer une équipe d’élite dans le but de les aider

– Le petit avis de TinouCLT

Je me suis plongé dans l’aventure de Ys Origin en ne connaissant rien à l’univers hormis les diverses informations délivrées dans les communiqués de presse. Je dois bien avouer qu’il y a ce petit quelque chose qui m’a de suite accroché au titre malgré plus d’une dizaine de minutes de cinématiques en lançant le jeu. En général, ce genre de mise en scène me laissant spectateur est rédhibitoire car j’aime être plongé dans le feu de l’action directement ou lorsque la narration se superpose à une phase de jeu. Toutefois c’est le genre qui veut cela et une fois la manette en mains j’ai découvert un titre prenant et riche d’un univers qu’il serait dommage de ne pas découvrir. Certes les graphismes sont plus que datés mais cela ne m’a pas empêché de prendre du plaisir. Mon seul regret, à la lecture du test complet de MechaSokoj, c’est de ne pas avoir le temps de continuer l’aventure !

UN ACTION RPG AVEC UN GRAND A

Avant de se lancer dans l’aventure, faire un tour dans les options est recommandé pour les joueurs voulant voir du sang à chaque ennemi vaincu. Pour les autres, le jeu est de base réglé sur l’option cachant toute effusion d’hémoglobine. Précisons qu’il s’agit d’une feature exclusive à la console de Microsoft.

Ys Origin offre la possibilité de commencer l’aventure en choisissant entre deux héros :

  • Yunica : Combat à la hache. Vitesse et portée moyennes.
  • Hugo : Mage. Lent, attaques de longue portée.

Un troisième personnage armé d’une griffe est déblocable, une fois le jeu terminé, avec un des deux héros de base.

Ce qui a fait la réputation de la série est son gameplay très orienté action. Bonne nouvelle, Origin ne déroge pas à la règle.
Très orienté beat’em all avec Yunica, le jeu prend des allures de shoot’em up une fois aux commandes d’Hugo. Quoi qu’il en soit le gameplay n’est pas critiquable tant Falcom a su développer et améliorer cette partie au fil des épisodes.

Pour tenter de casser la routine, Ys est parsemé de quelques phases de plateformes et d’énigmes tout au long de la trentaine d’étages de la tour Solomon. Mais rien de bien méchant ou d’insurmontable et c’est bien l’action qui primera sur le reste d’une aventure qui se veut linéaire dans sa structure mais non dénuée d’événements marquants.

Au rayon des bons points, il faut saluer la direction artistique qui est juste sublime, les illustrations de Shunsuke Taue étant à tomber par terre. L’OST n’est pas en reste et sied parfaitement à l’ambiance du titre.

A noter, l’ajout de bonus sympathiques, exclusifs à cette version Xbox One : un mode speedrun et un time attack/boss rush avec une surprise à la clé.

Le problème d’Ys est ailleurs. Ou plutôt,  les problèmes…
Le plus gros est la répétitivité du titre, obligatoire si on veut voir tous les points de vues scénaristiques des persos et la vraie fin.
Ys propose de jouer avec 3 personnages différents mais les donjons ne changent pas. Finir l’histoire une première fois vous prendra entre 8 et 10h, moins durant le deuxième et troisième run pour la simple et bonne raison que, sauf quelques rares situations, la progression sera identique.

Si en parcourant l’aventure on ne ressent pas forcément de difficultés à occire les ennemis à tour de bras, c’est en partie dû au fait qu’en mourant ils lâchent des orbes redonnant de la vie. Une fois contre un boss c’est une tout autre histoire. Ys Origin ne proposant pas de potions de soin, un combat mal engagé contre un boss se terminera souvent de façon tragique.

A-RPG à l’ancienne oblige, pour surmonter les difficultés, Ys Origin incite à farmer de l’XP en refaisant quelques pièces déjà visitées, rajoutant de ce fait de la redondance à un titre qui n’en manquait pas.

Graphiquement, bien que cela reste très propre, l’âge du titre saute aux yeux, notamment en regardant les décors.

ET ILS VÉCURENT HEUREUX…

Les A-RPG sont trop rares sur Xbox pour que les joueurs boudent Ys Origin. De plus, le fait qu’un épisode de cette série mythique arrive sur notre console adorée est en soit une petite révolution. Le jeu a certes des défauts mais il a énormément de charme et suffisamment de qualités pour que les amoureux d’aventures prennent du bon temps.

Faire d’affilée les 3 scénarii d’Ys Origin est clairement lassant. Mais en se laissant du temps entre chaque run, le jeu devient déjà plus digeste et on prendra plaisir a redécouvrir certaines scènes à travers les yeux d’un des autres héros disponibles durant cette aventure charmante.

+ Les plus

  • Les origines d'une saga culte
  • Gameplay différent selon le perso
  • Direction artistique sublime
  • Traduction FR de qualité

- Les moins

  • Graphiquement daté
  • Le farm d'XP à l'ancienne
  • Vite répétitif en finissant le jeu avec les 3 persos
7

MechaSokoj est un Sega-sexuel devant l’éternel et a donc migré naturellement vers la Xbox à la mort de maître SEGA. Il y a retrouvé le côté Gaming adulte et gros gamer si cher à la firme du hérisson bleu.

1

  1. Excellent test Sokoj ! C’est vrai que c’est un sacré événement cette saga sur Xbox ^^

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