Test – Ace Combat 7 : Skies Unknown

Certaines séries dans le monde du jeu vidéo nous font plus d’effet que d’autres. Dans les jeux de combat par exemple, ceux qui ont découvert Tekken à sa sortie, en 1994, attendent chaque nouveau volet avec un intérêt qui diffère de ceux qui découvriront la série pour la première fois. Ces fans de la première heure eux, se demanderont si ils retrouveront le même plaisir et la même étincelle que d’habitude. Beaucoup ne se font pas d’idées, mettant au placard leur espoirs, en les plaçant sur le compte de la naïveté… Alors pourquoi citer Tekken, alors qu’on parle ici de Ace Combat ? Car les deux ont toujours évolué en parallèle dans le catalogue de Namco, et les deux avaient le même impact à l’époque, renforçant la réputation de l’éditeur dans le monde. Pour moi, Ace Combat fait partie des grands. Ayant découvert la série en 1993, avec le premier volet, Ace combat était clairement pour moi un des porte étendards de Namco. Avec des sorties régulières, cette série phare, cumulant action et efficacité comme nulle autre, bazardait le côté simulation en vogue à l’époque pour un gameplay simple, mais diablement jouissif. Jeu Japonais par excellence, la série fut absente des consoles de Microsoft jusqu’en 2011, avec Assault Horizon, pour finalement ressortir en 2007, avec le sixième épisode, Fires of libération. Depuis ? Le calme plat, en tout cas sur Xbox. À chaque nouveau jeu d’avion de la concurrence, j’espérais retrouver ce même plaisir de jeu.. Espoir bien naïf.

Plus c’est long…

12 ans ! Il aura fallu douze longues années avant que Bandai Namco ne se décide à sortir une suite sérieuse à sa poule aux œufs d’or d’antan. Étant, comme vous le constatez, grand fan de la série, je me suis attelé à vérifier si les développeurs se sont prit les pieds dans le tapis…

Pour ceux qui ne connaissent pas la série Ace Combat, il s’agit d’un jeu d’action scénarisé, dont le déroulement se base sur des missions avec objectifs divers. Le scénario fait suite aux précédents volets : dans un monde où le chaos arriva suite au crash d’un astéroïde, et où désormais la situation geo politique instable met en opposition plusieurs factions, la guerre doit absolument avoir lieu, sous peine de ne plus avoir de jeux à se mettre sous les doigts… Dès l’entame de l’aventure, le ton est donné, une cinématique somptueuse, avec un character design très “Namco” (comprenez “japonnais”, et très coloré), nous accueille pour nous mettre directement dans le bain. Votre base est attaquée, et en bon soldat, vous devez repousser les assaillants. Première claque, les graphismes. Mais bon sang que c’est beau !

.. Plus c’est bon ! 

Les avions sont ultra détaillés, les reflets sur la carlingue font presque mal aux yeux, les décors ne sont pas en reste avec des couleurs réalistes pour renforcer l’immersion. Le plus impressionnant ? Les nuages ! Largement mis en avant dans les différents making of lâchés par les développeurs ces derniers mois, ils apportent un vrai plus au jeu. Le passage à l’Unreal Engine 4 a vraiment fait du bien à la licence, et Ace Combat 7 ne déçoit pas sur ce point. Enfin, peut être un peu, au niveau de la résolution, notamment sur One X, puisque le jeu tourne à 1080p sur la console haut de gamme de Microsoft, et en 720p sur One S. Décevant de ce côté là, c’est sûr, mais avec 60 fps au compteur, plus ou moins stable, il sera difficile de faire la fine bouche une fois que vous verrez tout cela en mouvement.

Le principe des missions est similaire aux précédents volets, une situation se présente, elle vous est expliquée sur une map interactive, avec des flèches et chiffres incompréhensibles en pagaille, éventuellement accompagnée d’une cinématique animée ou en plan fixe pour parfaire le tout. On choisit son avion, son arme secondaire, et on décolle. Un objectif initial vous est donné, par exemple de détruire une cible précise, mais la mission ne se résumera pas à cela. Une situation inattendue arrivera soudainement, ce qui vous obligera à bifurquer, pour ensuite reprendre votre route. Tous les niveaux, au nombre de vingt, proposent un schéma identique, mais avec une variété de situations très exhaustive, ce qui permet aux développeurs de maintenir un rythme maîtrisé du début à la fin de l’aventure. Les objectifs présentés, souvent avec limite de temps, s’intercallent avec des moments plus calmes, ou l’on aura loisir d’admirer le décor, dans toute sa plénitude. C’est justement cette synergie, qui rend Ace Combat aussi palpitant. Du suspense, de l’adrénaline, de l’énervement parfois (qu’elle arme utiliser pour détruire cette satanée cible !?), forgent des moments vraiment mémorables. Certaines séquences vous obligeront notamment à voler en furtif, à travers les nuages, par exemple, en s’aidant du radar mis à disposition.

Ce radar se présente d’ailleurs avec trois niveaux de zoom, prenant une bonne partie de l’écran (limite trop) , il s’avère néanmoins indispensable pour repérer ses cibles. Il fait vraiment partie intégrante du gameplay. D’ailleurs parlons en de ce fameux gameplay ! C’est vraiment l’élément que je ne retrouve chez aucun autre concurrent.

Top Gun ! 2?

Notez que Ace Combat 7 propose deux types de maniabilité : simple et simulation. Les deux ont les mêmes contrôles de base, mais le mode Simulation vous permet de contrôler le pitch de l’avion. La vitesse se gère avec les gâchettes, les mitrailleuses avec A, Missiles avec B, le changement d’arme secondaire (missiles), avec X, et le lock d’ennemis avec Y. En maintenant Y enfoncé, la caméra suit votre cible, pour des vues virevoltantes du plus bel effet, Comme vous pouvez le voir, c’est très arcade, loin d’un Elite Dangerous par exemple.

Le type d’avion que l’on choisit dépendra de sa flotte, et de son armement. Entre chaque mission, un arbre vous permet de débloquer avions et armes en fonction des points gagnés. Matériel que vous pourrez également améliorer. Il faudra d’ailleurs souvent choisir de manière perspicace sous peine de se retrouver coincé dans une mission, parce que nous n’avez pas le “combo” adéquat.

Parlons maintenant brievement du jeu en ligne de Ace Combat 7. Jouable jusqu’à 8, deux modes se présentent à vous : Team Battle, où deux équipes se font face, et Battle Royal, où c’est chacun pour sa peau. On peut customiser les armes, ainsi que certains éléments de design des avions, donc à vous le F-14 Tomcat comme dans Top Gun !

Impossible de parler de Ace Combat sans citer la musique. Elle était, et je rassure les fans de suite, reste, une référence en la matière. Symphonique, avec orchestre et tout ce qui l’accompagne. On parle ici de thèmes qui arrivent à rehausser de façon magnifique ce qui se passe à l’écran. Chœurs somptueux, musiques (excusez du peu) dynamiques, qui s’adaptent en temps réel à la situation : on reste dans la lignée des anciens épisodes pour le plus grand plaisir de nos esgourdes !

No souci ! 

On a tendance à craindre qu’un nouveau volet d’une série fétiche nous déçoive (… Sonic 2006). Peur compréhensible vu l’envie que pourrait avoir un éditeur à modifier son concept pour s’adapter aux exigences du marché actuel. Bandai Namco a prit une autre voie, tout comme la série Tekken, ou plus récemment Soulcalibur 6, la décision a été prise de conserver l’héritage de la série, mais de l’adapter technologiquement à son époque. Très sage décision que cela, Ace Combat 7 est probablement, grâce à sa technique et son mission design, le meilleur épisode de la série sortie à ce jour !


En résumé 

Ace Combat 7 est le fruit de près de 25 ans de savoir faire dans le domaine du jeu de combat aérien arcade. Et le résultat s’en ressent. Graphiquement au top, malgré quelques soucis d’optimisation à sa sortie, avec un accompagnement sonore superbe et une maniabilité au poil, la série légendaire de Namco s’enrichit d’un épisode qui ne décevra pas les fans existants, et qui en créera certainement des nouveaux ! Vivement le 8 !


Critères d’accessibilité

  Déficience Visuelle  Déficience Auditive
 ✔ Contraste élevé (réticule de visée) Sous-titres avec indications d’ambiance
 ✘ Taille couleur de police Identification de la personne qui parle
 ✔ Marquage des ennemis Police personnalisable
 ✘ Interface personnalisable Couleur de police personnalisable
 ✘ Couleur minicarte personnalisable Options d’alerte alternatives (vibration, flash…)
 ✘ Option daltonisme Sons ambiants signalés (informe sur présence)
 ✘ Option Text to speech
  Ralentissement du jeu


Conditions de test

  Caractéristiques TV4K HDR OLED  Jeu fourni par l’éditeurNon
  ConsoleXbox One X  Temps passé sur le jeu10 heures
  Niveau de difficultéNormal  Jeu terminéPresque :-p

 

Note du rédacteur : Les grosses productions japonaises se bousculent sur nos consoles en ce mois de janvier. En tant que grand initié de la licence et étant donné le peu de tests à ce jour disponibles, j’ai donc souhaité prendre ma plume avant  d’atteindre les crédits du jeu pour informer joueurs et fans de la série avant les grosses sorties des jours à venir. Un verdict qui vient donc après de longues heures passées manette en mains et qui, je l’espère, fera écho à l’expérience que vous pourrez vivre sur ce jeu.

+ Les plus

  • Graphismes étonnants
  • Musiques magnifiques
  • Le grand retour de Ace Combat
  • Maniabilité Simu ou Arcade

- Les moins

  • Pas de 4k sur One X
  • Scénario assez anecdotique
  • 12 ans d'attente...
Bercé aux jeux vidéo depuis l’Amstrad, j’ai vécu ma vie vidéoludique sur cet adage: mieux vaut rouler en fiesta et avoir un paquet de jeux, qu’en Porsche, et d’en avoir aucun!

2

  1. Graphismes etonants?

    Alors en 1080p et biensur pas de support du HDR sur X… les details des cockpits comme les affichages numeriquee et autre cadrans flous, quand tu sors de FH 4 et sa vue cockpit avec des cadrans et affichages digitaux de voiture net alors que plus petits ça fait un choc…

    Les briefing sont limite des bouillies de pixels en guise de carte et autre déffilement de textes informatique en arriere plan
    Le jeu tourne plus mal au niveau du framerate sur x que sur PS4pro avec des chutes a moins de 30 fps, je rappel que c’est en 1080p seulement

    Bref je vais pas dire pour autant que le jeu est moche on est daccord mais c’est quand meme bien honteux de sortir ça en 2019.

    Les japs et leur retard technologique…

    Apres le jeu est bon… un peu old school dans sa mise en scene mais c’est pas tres important leur scenar en mousse ou juste le nom des beligerants fait mal au crane quand tu n’es pas un afficionado de la licence

  2. Graphismes étonnants. Le terme n’est pas anodin. Malgré le fait que la résolution soit décevante, que le framerate soit instable, le design artistique, l’aspect général, et les détails m’ont impressionné. Donc, connaissant ses tares : étonné

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