Test – Alan Wake Remastered, toujours aussi brillant 11 ans après

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Alan Wake. Rien que ce nom peut donner des frissons à certains d’entre nous, en plus de vouloir rallumer la lumière. Ce jeu développé par Remedy en 2010 était sorti en exclusivité sur Xbox 360, puis sur PC. La licence était restée telle quelle depuis, jusqu’à son retour inespéré dans un DLC de Control, du même développeur. Après quelques mois de rumeurs, l’officialisation est venue, Alan Wake est de retour dans une version remastérisée sur tous les supports. Je n’ai pu m’empêcher de plonger la tête la première dans cette aventure avant d’écrire moi aussi, quelques mots le concernant.

AlanWakeRemasteredBrightFallsUn cadre superbe

On retrouve ainsi Alan Wake plus beau que jamais. Résolution 4K, 60fps, textures retravaillées, plein de petites améliorations qui rendent l’aventure beaucoup plus belle, notamment avec les effets de lumière qui sont au cœur de l’expérience. Le remastered est bien réalisé à un seul point près : les cinématiques. Celles-ci souffrent de baisses de framerate assez violentes et n’ont pas reçu le même travail soigné que le reste. Ça tape un peu à l’œil, c’est dommage. Je regrette également l’absence de HDR qui aurait pu renforcer encore plus l’immersion. Point bonus pour la présence des deux DLC : Le Signal et L’écrivain.

On retrouve donc Alan et Alice en direction de Bright Falls. L’écrivain renommé que nous incarnons est en panne d’inspiration et souhaite se ressourcer dans cette petite ville de l’état de Washington. Après la découverte de son nouveau cadre de vie, le couple va repérer son chalet sur Diver’s Isle située en plein milieu du Cauldron’s Lake. Cependant, un événement survient et notre écrivain préféré se retrouve perdu en pleine forêt après un accident de voiture, sans aucune mémoire de la dernière semaine. Point de départ d’un récit mêlant fantastique et suspense, aux multiples références assumées aux œuvres de Stephen King et à la série Twin Peaks.

AlanWakeRemasteredForetL’Ombre et la Lumière

On se retrouve donc à marcher en pleine forêt, blessé à la tête et paniqué. Quand survient une forme humaine qui s’empresse de vous attaquer. Le seul moyen de se défendre ? La lumière de votre lampe torche. En effet, ces Possédés, comme Alan les appelle sont invulnérables lorsqu’ils apparaissent, tant que vous ne les exposez pas à la lumière. C’est là le cœur du gameplay de Alan Wake. Chaque ennemi sera donc protégé par l’Ombre, qu’il vous faudra faire disparaître grâce à la lumière. Lampe torche, fusée éclairante, grenade incapacitante, tout est autorisé. Pour se débarrasser définitivement des monstres enfin vulnérables, vous aurez accès à un revolver et un fusil (de chasse, à pompe, carabine…).

Si la journée vous proposera de progresser dans l’histoire dans un cadre relativement calme, la nuit vous mettra au défi. En effet, en l’absence du soleil, les créatures sont de sortie et feront tout pour vous arrêter. Pour avancer, il faudra donc traverser la forêt de Bright Falls, mais également la ville et ses environs. Chaque recoin peut cacher un ennemi. Cependant, pour ne pas tomber dans le jump scare à outrance et dégouter les joueurs, Remedy a décidé de cadrer les combats. L’arrivée d’adversaires est précédée d’un petit ralenti cinématique pour les montrer, tandis que l’action concluant un combat voit son coup final être ralenti. Ainsi, il est possible de savoir lorsqu’on est en danger, ou en « sécurité ».

Alors que je paniquais à chaque gros combat lors de mon premier run l’année dernière, j’ai décidé de chercher à exploiter un peu plus les possibilités du jeu sur cette version remastered. Et très clairement, garder son calme est la clé principale pour traverser l’aventure sans trop de bobo. Il faut vraiment utiliser les différents objets anti-ombres : les fusées éclairantes, les grenades incapacitantes, les feux à main… Chacun d’entre eux a son utilité. La lampe reste cependant l’arme principale mais attention, il faut savoir la gérer. S’il est possible d’augmenter sa puissance, cela draine les piles qui l’alimentent. Il est possible de les changer à la volée, mais attention à ne pas tomber à court pour éviter de finir seul dans la pénombre.

AlanWakeRemasteredMaisonToute une expérience

Alan Wake me fait passer à chaque fois par toutes les émotions. J’ai joué avec le doublage anglais et sous-titré même si le doublage français est également de qualité. On ressent vraiment toutes les émotions des différents personnages. Si on pouvait penser qu’on pourrait finir par se lasser par la mécanique histoire/combat, le jeu arrive à chaque fois à ajouter un petit plus qui ne le rend que plus passionnant au fur et à mesure des heures. Le pire moment ? Lorsque les crédits arrivent et qu’on se rend compte que c’est la fin. Et sans aucune certitude sur le dénouement de l’aventure, l’écriture made in Remedy restant maître dans les fins ouvertes. Pour les collectionneurs, de nombreux objets sont à récupérer, entre pages de manuscrits et thermos à café.

Tout n’est cependant pas parfait, le titre souffre des défauts en partie inhérents à son âge. Les déplacements restent assez rigides ce qui est assez handicapant lorsqu’on souhaite esquiver l’attaque d’un Possédé. Des murs encerclent également le chemin prédéfini qu’il faut suivre. S’ils ne sont pas invisibles, ils prennent la forme d’une ombre obscurant de plus en plus l’écran. Les phases en véhicule sont également assez compliquées, la maniabilité étant horrible.

AlanWakeRemasteredThermosConclusion

Alan Wake Remastered remplit totalement sa mission. Celle de remettre le jeu original au goût du jour, même s’il ne faut pas s’attendre à une refonte totale. Le résultat est de qualité et reste plus agréable à jouer que via la version originale en rétrocompatibilité. Si vous y avez déjà joué, cette nouvelle sortie reste un bon moyen de se replonger dans l’aventure. Pour les profanes, Alan Wake Remastered est désormais la meilleure façon de se replonger dans le multivers que souhaite créer Remedy. Sur ce, je retourne chercher les différentes thermos à collectionner, il faut bien ça pour garder Alan WAKE éveillé.


Critères d’accessibilité

  Déficience Visuelle   Déficience Auditive
Contraste élevé (réticule de visée) Sous-titres avec indications d’ambiance
Taille couleur de police Identification de la personne qui parle
Marquage des ennemis Police personnalisable
Interface personnalisable Couleur de police personnalisable
Couleur minicarte personnalisable Options d’alerte alternatives (vibration, flash…)
Option daltonisme Sons ambiants signalés (informe sur présence)
Option Text to speech
Ralentissement du jeu

 

Conditions de test

  Détails TV 4K   Jeu fourni par l’éditeur Oui
  Console Xbox Series X   Temps passé sur le jeu 12h
  Niveau de difficulté Normal   Jeu terminé Histoire Principale

 

+ Les plus

  • Les 60fps
  • Une histoire qui n'a pas pris une ride
  • Les effets lumineux retravaillés
  • Le doublage VO et FR aux petits oignons

- Les moins

  • Les baisses de framerate dans les cinématiques
  • Les déplacements rigides

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