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    Test – Breakout: Recharged, le cauchemar du maçon

    Après avoir remis au goût du jour Centipede, Asteroids, ou encore Black Widow (rien à voir avec le film Marvel), AdamVision Studios s’attaque à la célèbre licence d’antan : Breakout. L’ancêtre du casse-briques, c’est lui, puisque sorti en 1976. Le développeur tente donc de dépoussiérer cette légende, pour le meilleur comme pour le pire ?

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    Retour Vers le Futur

    La première chose qui saute aux yeux, c’est évidemment les graphismes de Breakout: Recharged. Bien loin de ses origines, c’est vraiment propre et lisse. L’ambiance futuriste ajoute un cachet au tout. Mais, pour chipoter, je dirais que ça manque de quelques effets supplémentaires pour rendre la chose plus percutante. Alors qu’en cours de partie, ironiquement, il arrive justement de perdre en lisibilité à cause de certaines explosions ou animations, lorsqu’il y a plusieurs balles à l’écran. Rien de trop embêtant heureusement. Et puis, dans le pire des cas, une option permet de les désactiver.

    Autre point négatif, en parlant de lisibilité, les notifications de la console ne sont pas automatiquement déplacées, comme le feraient de nombreux titres où le bas de l’écran a une importance vitale. Il m’est arrivé de très nombreuses fois de perdre ma balle à cause d’un message m’indiquant qu’un ami se connectait. Il a fallu que j’aille par moi-même modifier les options d’affichage de la console. Pas très pratique.

    Les musiques du titre insistent sur le côté futuriste. Elles sont composées par Megan McDuffee, qui s’est fait un nom dans le milieu grâce à son travail sur River City Girls. On avait même dédié une chronique de JukeXbox à ce dernier, au passage. Bref, pour cette version « Recharged », on sent que la forme a bien été soignée. Mais est-ce le cas du gameplay ?

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    Dans le mille, Émile !

    Pour un casse-briques, l’aspect le plus important est sans conteste la précision dans le gameplay. Pouvoir contrôler sa vitesse de déplacement pour que la balle puisse rebondir sur un certain point de la raquette, et ainsi influer sur l’angle de tir, c’est primordial. Ici, les mouvements sont rapides, parfois même un peu trop. Je regrette l’impossibilité de régler la sensibilité du stick. Le titre aurait pu gagner en contrôle et ainsi moins frustrer le joueur. Là encore, c’est du détail, car les sensations sont au rendez-vous.

    Breakout: Recharged est plutôt avare en modes de jeu. En effet, seuls deux sont disponibles. Le mode principal, « Arcade » permettra de faire la chasse aux hi-scores. Il propose aussi de choisir entre plusieurs options concernant le nombre de vies et la présence de power-ups. Le reste du contenu se trouve du côté des « Défis ». À l’intérieur, cinquante niveaux qui vont mettre vos nerfs à rude épreuve. La difficulté est plutôt accessible pour une majorité d’entre eux. Mais vers la fin, ça se corse, et j’en ai personnellement trouvé deux réellement insurmontables. Le 41e et le 44e hantent encore mes cauchemars. Je pense qu’en l’état actuel, quasiment personne ne pourra les compléter. En dehors de ces deux-là, comptez quelques petites heures pour en voir le bout.

    Le titre me rappelle souvent Geometry Wars 3, déjà, par son ambiance néon et futuriste, mais aussi par ses atroces pics de difficulté. Il faut néanmoins souligner que l’intégralité du titre peut être joué en coopération sur la même console. Ça ne facilitera pas pour autant la tâche, mais vous pourrez au moins souffrir à deux. Un mur invisible y restreindra les mouvements de chacun dans une seule moitié de l’écran. Dès qu’un joueur perd sa balle, il est éliminé et l’autre peut continuer seul en sans être limité dans ses mouvements.

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    Et c’est le crash !

    Si d’ordinaire, un casse-briques vous met face à différents tableaux, ici, le concept varie légèrement. En effet, vous retrouverez des motifs qui, au fur et à mesure, se rapprocheront du bas de l’écran. Un peu à la manière d’un Space Invaders, pour rester dans les références rétro. Arrivés en bas, les blocs provoqueront un Game Over prématuré. En plus de la perte de la balle, vous subirez donc la pression du temps. L’originalité se retrouve aussi dans ses power-ups. Si le concept est loin d’être nouveau, j’ai trouvé certains bonus originaux et plaisants à utiliser. C’est le cas du lance-missiles ou du laser, ce dernier demandant de l’anticipation et de la coordination pour ne pas rater son tir.

    Malheureusement, côté technique, c’est à l’heure actuelle peu reluisant. Dans le mode défi, dès qu’un temps de moins de 100 secondes était téléchargé dans le classement, le jeu crashait et je me retrouvais sur l’interface de la console. Heureusement, tout était bien sauvegardé à chaque fois. Mais relancer le titre en boucle était vraiment exaspérant. Espérons que ce problème soit corrigé d’ici la sortie, j’ai bon espoir en tout cas.

    Pour finir, les textes de Breakout: Recharged sont intégralement traduits en français, même si ce n’est pas indispensable pour tout comprendre dans le jeu. Les personnes daltoniennes seront aussi ravies d’apprendre qu’il existe des options pour modifier la colorimétrie. Bref, on sent que quelques efforts ont été faits pour que le titre soit accessible au plus grand nombre.

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    Conclusion

    Si les soucis techniques sont résolus rapidement, Breakout: Recharged a le potentiel pour devenir un excellent casse-briques sur Xbox. Une refonte graphique et sonore de qualité, un concept qui renouvelle un peu le genre, des power-ups variés, son accessibilité et la possibilité de jouer à deux en coopération, il a de bons arguments. Reste quand même la difficulté de certains défis, les mouvements un peu trop rapides de la raquette et surtout un contenu un peu maigre, au final, pour vraiment être incontournable. Il ne reste plus qu’à attendre le retour de la franchise Arkanoïd, prévu pour cette année 2022, pour savoir qui des deux mastodontes d’antan sortira le plus son épingle du jeu !

     


    Critères d’accessibilité

    Déficience Visuelle Déficience Auditive
    Contraste élevé (réticule de visée) Sous-titres avec indications d’ambiance
    Taille couleur de police Identification de la personne qui parle
    Marquage des ennemis Police personnalisable
    Interface personnalisable Couleur de police personnalisable
    Couleur minicarte personnalisable Options d’alerte alternatives (vibration, flash…)
    Option daltonisme Sons ambiants signalés (informe sur présence)
    Option Text to speech
    Ralentissement du jeu

     

    Conditions de test

    Détails TV OLED 4K Jeu fourni par l’éditeur Oui
    Console Xbox Series X Temps passé sur le jeu 4 heures
    Niveau de difficulté / Jeu terminé Oui