Test – Daymare 1998, LA nouvelle référence survival-horror.

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Oui, direct, j’annonce la couleur. Sans pression, alors que les remakes de Resident Evil 2 et 3 ont mis une claque, non, un uppercut aux amoureux des zombies et du survival-horror, je mets les pieds dans le plat et balance direct que ça arrache plus ! Pas de soucis, je vous explique tout ça dans le test de Daymare 1998.

Putain mais Daymare ! Daymare !!!!

Dans Daymare 1998, rien ne nous sera épargné. On a tout de ce que le survival-horror compte de clichés. Des complots gouvernementaux, une boîte pharmaceutique qui fait n’importe quoi, une petite bourgade américaine digne d’un roman de Stephen King, un hôpital dans un état de décomposition avancée et même un niveau se déroulant dans les égouts, TOUT y est. Autant vous dire que l’habitué de RE que je suis était en terrain connu… Mais là où j’ai été très agréablement surpris, c’est sur l’épaisseur du scénario. Digne d’une très bonne série B horrifique, il tient en haleine jusqu’à la fin, avec des twists bien comme il faut. Il se paie même le luxe de proposer des scènes finales d’anthologie qui me marqueront durablement. Tout genre de jeu vidéo confondu. Daymare m’a laissé sur le c*l à ce niveau-là. Je ne m’y attendais pas du tout.

Daymare 1998 déroule savamment son histoire sur cinq chapitres pour 12 heures de souffrance et de plaisir. Le tout dans une VOST correcte (quoique parfois un peu surjouée) et surtout des musiques angoissantes dignes là encore de nos films d’horreur préférés. J’en profite pour signaler que les références à la pop-culture de ces 40 dernières années pullulent littéralement. Y en a partout ! Les repérer et les reconnaître devient carrément un jeu dans le jeu. Le problème, c’est que par moment, cela m’a sorti de l’ambiance stressante pourtant très réussie. Pas grave : voir une DeLorean, c’est toujours un plaisir.

Y’a pas comme une odeur ? Mais si, y a une odeur, là !?

Pour la faire courte, un gaz a transformé la population d’un charmant trou paumé en horde de zombies et vous vous retrouvez à vous débattre dans ce marasme pour démêler le fil d’un complot qui vous dépasse. Daymare reprend la caméra au dessus de l’épaule pour proposer un TPS tout ce qu’il y a de plus classique pour peu que les RE de ces 15 dernières années vous soient familiers. Avec une touche pour se retourner rapidement, un inventaire à gérer, du soin à crafter, sans parler de la localisation de dégâts pour freiner un zombie un peu trop en mode câlin, on est encore en terrain connu et puis,… Et puis, là encore je suis resté sur le cul. Oui, encore. Enchaîner les soins peut provoquer une overdose ( !), ouvrir son inventaire ou pianoter sur un digicode par exemple ne met pas en pause, à l’image de ce que ZombiU pouvait proposer. Ambiance stressante garantie. Mais ce n’est pas tout, la démarche jusqu’au-boutiste de Daymare 1998 va jusqu’à devoir gérer ses chargeurs, ce qui achève d’en faire une expérience survival-horror marquante. Ici, pas question de simplement appuyer sur une touche pour recharger. Non mon bon ami, ce serait trop simple.

Un appui court sur (X) vous fera lâcher par terre le chargeur (pas nécessairement vide, d’ailleurs) et le remplacer par un second présent dans votre inventaire. Vite fait, bien fait et idéal quand deux ou trois zombies vous assaillent. Après le combat, il faudra vite ramasser le premier magasin, le remplir dans l’inventaire, pendant que le jeu ne se met évidement pas en pause. Angoisse garantie. Sinon, deuxième solution, maintenir (X) pour un remplacement beaucoup plus lent, l’avantage étant que le premier chargeur est replacé dans la poche du perso, pas besoin de le ramasser… encore faut-il penser à le regarnir de cartouches. Rien que ce système de gestion de chargeur concourt à faire de Daymare et de ses combats une expérience âpre et sans concession, où la préparation est primordiale pour s’en sortir. Une contrainte mais surtout un régal.

Un détail vient ternir le tableau, l’impossibilité de changer d’épaule pendant les combats. Rare fausse note dans ce déluge de bonnes idées. Au passage, je signale l’absence de HUD. Oui, il faudra compter ses balles. Un régal je vous dis ce Daymare 1998 !

Alors Bibi, Daymare 1998, jeu de l’année ?

Non. Autant sur le fond Daymare 1998 est brillant… autant sur la forme c’est un cauchemar. L’ensemble est assez laid, avec cette vilaine sensation de rencontrer souvent les mêmes zombies. Le tout avec un framerate très bas (cela ne doit même pas atteindre les 30 images par seconde), qui peut même rendre mal à l’aise voire nauséeux. De plus, le personnage est tellement rigide que les combats contre des créatures plus véloces deviennent vite crispants. Extrêmement dommage.

Pour finir, tout comme Resident Evil, quelques énigmes et puzzles sont proposés. Sauf que dans Daymare, certains sont assez difficiles. Je ne sais pas si cela est un bon ou mauvais point. J’hésite à vrai dire entre les deux. Je signale enfin la présence de trois modes de difficulté pour les plus prudents ou au contraire les plus téméraires, avec en point d’orgue le mode « Daymare », le plus hardcore.

Conclusion

Oui, Daymare 1998 souffre de lacunes techniques criantes. Mais quel pied ! Quel trip ! Quelles tripes ! C’est simple, tant sur le fond que sur son gameplay sans concession, j’ai rarement vu un élève dépasser son maître à ce point. Daymare ferait même passer RE2 et RE3 pour de gentilles et paisibles petites balades champêtres. Plus qu’un hommage, c’est un hurlement d’amour pour le genre survival-horror, quelque peu délaissé mais ici brillamment représenté. Vivement la suite, et vivement qu’Invaders Studios ait les moyens de ses ambitions et talents.

Critères d’accessibilité

  Déficience Visuelle  Déficience Auditive
Contraste élevé (réticule de visée)Sous-titres avec indications d’ambiance
Taille couleur de police Identification de la personne qui parle
Marquage des ennemis Police personnalisable
Interface personnalisable Couleur de police personnalisable
Couleur minicarte personnalisable Options d’alerte alternatives (vibration, flash…)
Option daltonismeSons ambiants signalés (informe sur présence)
Option Text to speech
Ralentissement du jeu

 

Conditions de test

  Détails TV4K  Jeu fourni par l’éditeuroui
  ConsoleXbox One X  Temps passé sur le jeu12 heures
  Niveau de difficulténormal  Jeu terminéoui

 

+ Les plus

  • un gameplay sans concession
  • une ambiance crispante à souhait
  • un scénario de bonne Série B, tenant en haleine
  • des musique dignes des grands films d'horreur
  • des référence à gogo à la pop-culture
  • la gestion des chargeurs !
  • VOST correcte
  • très bonne durée de vie pour le genre
  • le plaisir simple du head shot
  • l'absence de HUD

- Les moins

  • de tragiques lacunes techniques
  • pas de changement d'épaule
  • des zombies pas très variés
Je ne suis pas fou, ce sont les autres qui ne le sont pas assez. J'aime particulièrement les univers de The Witcher, Fallout et PUBG.

2

  1. Ok mais avec autant de problème technique je prendrai pas le risque c bien dommage je vais attendre ou une suite avec un peu plus de moyen ou peut-être une grosse mise à jour pour arranger tout ça…

  2. Hé bé …. Une petite lettre d’amour pour les développeurs de ce Daymare dis donc !?!? Ça donne envie mine de rien. Un moment déjà que je ne me suis fait un Survival (et dieu sait que je rêve d’un retour des Dead Space) mais là.. pourquoi pas. Merci @Bibi de m’avoir donné envie. Ou maudit soit-tu salopard ! Je sais pas, mais dans tous les cas, je m’y attellerai . La difficulté ne me fais pas peur et certains éléments comme les changements de chargeurs en fonction de celui sur l’arme et dans les poches me font rêver. Enfin un jeu avec des dev qui réfléchissent.

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