Test – Dead End Job, travail ni fait ni à faire.

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Tiens, un jeu de chasse aux fantômes ! Ah oui mais attention, entre la trilogie consacrée à Luigi et les films Ghosbusters, la concurrence est rare mais colossale. Dead End Job (DEJ) parvient-il à tirer son épingle du jeu ou croise-t-il les effluves ? C’est ce que je vous propose de découvrir dans le test de DEJ.

L’employé du moins. (note au correcteur : c’est fait exprès, merci. Bisous)

Vous incarnez Hector Plasm, dont d’ailleurs le nom peut être modifié, donc si vous avez un autre bon jeu de mot pourri sous le coude, c’est l’occasion. Ce bien brave chasseur de fantôme travaille au sein de Ghoul-B-Gone, en bas de l’échelle. Non, même dans la cave de la remise du local d’entretien de l’échelle. Et ouais, vous n’êtes que sous-sous-sous-sous-stagiaire junior.

Vos missions sont à sélectionner sur une carte dont les zones se débloquent au fur et à mesure de la caillasse gagnée à capturer les fantômes. Vos expéditions sont sensées être générées aléatoirement mais alors les motifs se répètent tellement que j’ai eu l’impression de faire TOUT LE TEMPS le même niveau. Bon, il y a bien des décors différents, j’en ai débloqué 2, le quartier des affaires et le parc…  mais rien n’y fait. Le tout est lassant en moins de temps qu’il faut pour dire Sigourney Weaver.

L’employé du mouais.

Hector est armé d’un pistolet laser pour étourdir les ennemis puis ensuite, oh originalité, les aspirer pour les capturer, contre espèces sonnantes et trébuchantes. Les fantômes ont un aspect cartoon tout aussi réussi que celui d’Hector et leurs patterns ne sont pas diaboliques, loin de là. Leur seule réelle force réside dans leur nombre à l’écran et l’encombrement de la pièce pour limiter les mouvement du héros. Pas ouf, donc. Des civils sont également à sauver. Ces derniers sont d’ailleurs les objectifs principaux de chaque mission. Dès qu’ils sont en sécurité, et sans vider chaque salle de ses ectoplasmes, Hector peut se carapater et conclure son intervention. Palpitant… Youpi.

Dead End Job est un twin stick shooter mâtiné de rogue-like. En attrapant les spectres, vous grattez de l’Xp, donc des niveaux débloquant de nouvelles fonctionnalités ou capacités pour votre employé du mois en puissance. Par exemple vous pouvez choisir de rendre son arme plus efficace. Mais si Hector tombe au combat, il perd toutes ses capacités et redeviens le misérable sous stagiaire des origines. Et d’enchaîner encore et encore les mêmes missions… Perso, j’ai vite arrêté. Strictement aucun intérêt, aucun amusement mis à part quelques dialogues ou références à la pop culture ici ou là. C’est maigre. Trop maigre.

L’employé du non.

Surtout que le retour à sa triste condition précaire de stagiaire est vite arrivé. En effet, Hector ne dispose que de 3 cœurs pour compléter une mission. Quand on sait que chaque contact avec un fantôme le blesse, que la lisibilité à l’écran est rendue délicate par des couleurs criardes et des flash pénibles, le salarié sous payé peut vite passer de vie à trépas. Il y a bien des objets bonus à choper, autant de consommables à l’utilité plus ou moins claire. OK, la bouffe redonne de la vie, ça, ça va. D’autres ne servent clairement à rien quand les derniers peuvent clairement faire bien mal… à vous ou aux esprits. Cela renforce le coté humoristique du soft, en plus des dialogues entre 2 missions. Bon, le coté rigolo est assez faiblard et vain comparé à l’ennui manette en main.

Dommage, car l’aspect graphique est assez réussi. De prime abord seulement, car tout est vite gâché. La lisibilité est telle que l’on prend des coups sans trop savoir d’où cela vient. C’est ballot quand seulement 3 cœurs vous séparent de la mort. La musique est quand à elle digne des premiers cours de guitare. Insignifiante.

Conclusion. Ouais, ben les effluves ont été croisés.

Dead End Job aurait pu être un honnête « Luigi’s Mansion like ». D’autant plus dommage qu’il aurait été seul sur ce segment sur Xbox, et que l’humour et les multiples références à la pop culture distillés font parfois esquisser un sourire. Oui mais voilà, la répétitivité des niveaux, le manque de variétés des objectifs et les problèmes de lisibilités sont rédhibitoires. Vous voulez un chasseur de fantôme ? Préférez en un à la fois gaffeur, poltron et attachant. Le seul, l’unique, Luigi.


Critères d’accessibilité

  Déficience Visuelle  Déficience Auditive
Contraste élevé (réticule de visée) Sous-titres avec indications d’ambiance
Taille couleur de police Identification de la personne qui parle
Marquage des ennemis Police personnalisable
Interface personnalisable Couleur de police personnalisable
Couleur minicarte personnalisable Options d’alerte alternatives (vibration, flash…)
Option daltonismeSons ambiants signalés (informe sur présence)
Option Text to speech
Ralentissement du jeu

 

Conditions de test

  Détails TV4K  Jeu fourni par l’éditeuroui
  ConsoleXbox One X  Temps passé sur le jeu3 heures
  Niveau de difficultéN/A  Jeu terminénon

+ Les plus

  • C'est coloré...
  • fait esquisser des sourires.
  • traduit en français (sous titres)

- Les moins

  • ... mais souvent confus à l'écran.
  • aucune variété au niveau des cartes
  • aucune variété au niveau des objectifs
  • très vite lassant par conséquent
  • musique affligeante.
Je ne suis pas fou, ce sont les autres qui ne le sont pas assez. J'aime particulièrement les univers de The Witcher, Fallout et PUBG.

6

  1. Pas pour moi… mais je note l’effort des sous-titres FR qui ont le mérite d’exister.

  2. Merci pour ce test Bibi, j’adore les tests même si tu ne tombe pas toujours sur des pépites 😉

    • Je tiens à rétablir la vérité : il les choisit !!

    • Un penchant masochiste ?

    • @Klaw sérieux ? @Bibi tu confirmes ?? Rage 2 aussi tu l’avais choisi ? 🙂 🙂

    • ALors, bon… euh… je me porte volontaire plutôt car mes joyeux collègues ne veulent ou peuvent pas s’en occuper. oui, je sacrifie oui

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