Test – House Flipper, garanti sans dauphin

Levons immédiatement toute ambiguïté. Dans House Flipper, il n’est point question de visiter la demeure hollywodienne de Flipper le Dauphin. Encore moins de table de flippers, entendons-nous bien. Non, ici, il est question de rêve américain. Ni plus ni moins. Je vous propose de développer tout ça dans le test de House Flipper. A la demande expresse de l’éditeur, voici le lien vers le site des développeurs (on est sympa ou corrompus selon ton niveau de méchanceté, ami lecteur) : https://houseflippergame.com/

Parti de rien, il est arrivé à tout.

Ça vous dit de vivre le rêve américain dans l’immobilier ? De partir de rien ou presque (30 000 Dollars) et de devenir le Stéphane Plaza de la banlieue bien sous tout rapport ? Et ça ne s’arrête pas là : House Flipper te permet aussi de devenir la Valérie Damidot préférée du quartier ou encore (non en fait c’est obligé) de pratiquer l’art des deux spécialistes de nettoyage de l’enfer de « C’est du propre », et pour finir, de recycler le skill des maçons extrêmes du cœur… Sauf que là, pas de caméra. Tu fais payer les chantiers. Faut pas déconner, le rêve américain, il ne va pas se payer tout seul.

Tout commence dans un taudis qui sert de QG à ton futur empire. Mais calme-toi, ce n’est pas avec tes 30 000 malheureux dollars que tu vas acheter ta première ruine, la rénover puis faire une jolie plus-value avec le premier zigoto venu. Non. Il va falloir trimer en effectuant les 19 chantiers disponibles et accumuler assez de caillasses pour enfin spéculer avec les 21 propriétés. Cela va de la simple cabane à la maison cossue à un demi-million de dollars. Pour en revenir aux contrats, ils sont directement accessibles sur ton PC portable et les accepter te téléporte sur le lieu du crime. Je dis ça car en général l’état de l’habitation est tel que la théorie la plus plausible est que les locataires précédents sont morts de diarrhées foudroyantes, un cauchemar, et pas qu’en cuisine pour filer la référence aux émissions de télé-réalité à la noix.

J’ai toujours rêvé d’avoir un balai espagnol Ultra Hiper 2018®

Quand t’es sur un chantier, tu n’es qu’un simple exécutant. Une liste de tâches par pièce te dicte ce que tu dois faire pour compléter la mission. Il s’agira de nettoyer, peindre, carreler, poser du parquet, détruire une cloison, poser des meubles et autres équipements de chauffage, etc. House Flipper est extrêmement complet en terme de fournitures, meubles, ça en devient flippant (jeu de mot involontaire, crois-moi, je m’en serais bien passé). Il y a un nombre de références invraisemblables de peintures, par exemple avec des noms du plus classique au plus intrigant. C’est quoi du jaune pastèque ?! Je déconne, je viens de l’inventer. Tiens, j’en profite pour souligner que le jeu est traduit en français… et pour ne rien gâcher, assez correctement. Agréable.

Pour couronner le tout, tes compétences montent en niveau à force de pratiquer ton art ! Oui, à l’image de Skyrim, par exemple, où l’adage « c’est en forgeant que l’on devient forgeron » est fort à propos. Comparaison osée, je sais. Tiens pour la continuer, je précise que House Flipper se déguste en vue à la première personne, dans des environnements mi-moches mi-datés. Bon, l’avantage c’est que les temps de chargements sont courts (soulagement). Ainsi, tu deviendras le boss final des peintres en bâtiment, des installateurs de radiateurs, de la déco d’intérieur… et de la négociation, car avec tout le brouzouf accumulé, il est temps de s’acheter une ruine et d’en faire une ruine à vendre aux Blancs du quartier. Oui, chose bizarre et extrêmement raciste, il n’y a pas d’acheteurs Noirs, Latinos ou Asiatiques parmi la clientèle ! Elle n’est pas belle l’Amérique de Trump !? Incompréhensible et détestable.

 « Alors, ça maroufle ? » Bob le bricoleur

Rebelote après l’achat d’une propriété, elle est dans un état cataclysmique. A croire que l’endroit a été squatté par une armée de ratons-laveurs bien peu scrupuleux de la propriété privée et de l’hygiène élémentaire. Mais arrivé·e là, tu as déjà capté la routine : nettoyer / rénover / décorer / aménager. Le but étant de revendre ton bien à un tarif de malade pour accumuler du capital de malade pour acheter une autre baraque de malade… Pour maximiser tes gains, il faudra consulter les profils et autres commentaires des potentiels acheteurs. Ils exigeront une chambre supplémentaire ou des WC par exemple (oui c’est une demande assez légitime pour pas finir dans la merde comme les ratons cités ci-dessus). Bref, le client est roi. Une fois le bien au goût de tel ou tel acquéreur, il est temps de le mettre en vente… ce qui se fait instantanément (pratique, non ?).

House Flipper n’est pas un jeu de course : tu as le temps, prends-le, tranquille. Pas de chrono, pas de pénalité de chantiers qui s’éternisent, etc. D’ailleurs, les contrats demandent entre 15 minutes et 1 heure pour être finalisés. Les propriétés, ton imagination et les requêtes des acheteurs sont les seules limites. Par contre, pendant le temps des travaux, je te conseille d’écouter ton propre son ou un podcast. Non parce que la musique d’ascenseur participe certes au coté zen de House Flipper, mais au bout d’un moment, tu as juste envie de tout péter avec ta masse. Contre productif quand tu viens de lever une cloison…

 

Conclusion

Moi, Bibi, 30 ans de jeu vidéo, aimant particulièrement les univers de The Witcher, Metro, Fallout, PUBG… à ma grande surprise (la tienne aussi, avoues, tu t’attendais à ce que je défonce House Flipper), j’ai apprécié cette simulation de rénovation, décoration, achat/vente de propriétés. C’est pourtant un mélange de trucs que je déteste à la tv : « C’est du propre », les émissions de Damidot ou de vente de biens immobiliers. Le coté zen y est pour beaucoup néanmoins. J’avais l’impression pendant quelques instants d’être en dehors de la fureur du monde (ou d’un jeu d’action), dans une bulle de la banlieue américaine fantasmée où il fait toujours beau, tranquille, pas assommé par quelconque voix-off t’intimant l’ordre de faire ci ou ça. En un mot : ZEN. (ouais, par contre le manque de diversité parmi les acheteurs est dégueulasse, je ne m’en remets pas. (Émoticône furieuse).

 


Critères d’accessibilité

  Déficience Visuelle  Déficience Auditive
Contraste élevé (réticule de visée) Sous-titres avec indications d’ambiance
Taille couleur de police Identification de la personne qui parle
Marquage des ennemis Police personnalisable
Interface personnalisable Couleur de police personnalisable
Couleur minicarte personnalisable Options d’alerte alternatives (vibration, flash…)
Option daltonismeSons ambiants signalés (informe sur présence)
Option Text to speech
Ralentissement du jeu

 

Conditions de test

  Détails TV4K  Jeu fourni par l’éditeuroui
  ConsoleXbox One X  Temps passé sur le jeu15 heures
  Niveau de difficultén.a.  Jeu terminénon mais j’y compte bien

 

 

+ Les plus

  • ZEN, pas de pression.
  • complet au possible
  • de quoi faire : 19 contrats et 21 maisons
  • en français !
  • des temps de chargements courts.

- Les moins

  • le manque navrant de diversité des acheteurs.
  • faut aimer prendre son temps et bricoler/décorer...
Je ne suis pas fou, ce sont les autres qui ne le sont pas assez. J'aime particulièrement les univers de The Witcher, Fallout et PUBG.

4

  1. -OH..un test ?!? C’est qui le testeur ?
    -“….que les locataires précédents sont morts de diarrhées foudroyantes…”
    -Ah ba c’est @Bibi !! :) :)

    Ben écoutes, oui plutôt surpris que tu sauves in extremis le jeu dans la conclusion en fait. Non pas que tu en dises (tout le temps) du mal durant le test mais je m’attendais à pire…et toi aussi j’imagine ! Les dèv seront content au final de vous avoir envoyé une copie, on aurait pu s’attendre à pire. Merci Môôôôôsieur.

    P.S.: Ça sera sans moi merci, j’ai déjà ma maison à rénover, donc en jeu vidéo, oubliez moi !

    • ^^ bon courage pour ta maison (en vraie) !

  2. TOUJOURS un plaisir de te lire Bibi (ton humour reste au top et ce depuis tes videos “upload” sur Xbox One)

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