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Avec la boîte à indés, toute la rédaction d’XboxSquad vous propose de mini critiques des jeux indés très peu connus ou mis en avant. Si certains ne méritent pas de sortir de l’ombre du marché Xbox, d’autres peuvent valoir le coup d’œil. C’est tout l’objet de cette rubrique.

Beholder 1 et 2 m’avaient séduit et frappé en leur temps par la puissance corrosive de leur propos. Rares sont les productions mettant en scène avec brio des citoyens lambda broyés par l’implacable cruauté absurde d’un régime totalitaire pas si fictif que cela. Dans le premier, nous incarnions un simple concierge chargé de surveiller ses résidents. Dans le second, nous étions un jeune homme recherchant la vérité sur la mort de son père au sein d’un administration plus vraie que nature. Et bien dans ce troisième épisode, le tour de force est réalisé en combinant les deux premiers Beholder. En effet, notre nouveau personnage devra à la fois espionner les habitants d’un immeuble et faire son trou au Ministère.

Nous voilà tiraillé entre notre famille, collaborer avec la bête immonde ou aider le semblant de Résistance. Les trahisons s’enchainent, les coups bas également, comme cacher une preuve chez un innocent. Mais également les moments de rédemption en aidant à trouver un médicament. Tout comme la direction artistique, magnifique d’ailleurs, de Beholder 3 : tout n’est pas blanc ou noir, c’est le gris qui prédomine. L’absurdité du régime, le ridicule des interdits ainsi que le comportements des bourreaux et victimes trouvent une résonnance amère avec notre époque où les démocraties sont plus en danger que jamais. Eu égard à la puissance de son message, je ne peux que déplorer que ce titre ne soit disponible qu’en anglais. Encore plus regrettable, au bout de quatre heures de jeu, ma progression est bloquée, impossible d’avoir de nouvelles taches auprès de mes supérieurs. Mais il est certain que je reviendrai sur Beholder 3 pour recommencer une partie. Mais pas maintenant, peut être dans un monde où cette fiction cruelle et notre réalité seront franchement discernables. On peut rêver, non ?

J’ai apprécié :

  • Cette ambiance paranoïaque et schizophrène
  • La DA reconnaissable instantanément
  • Un mélange réussi des deux premiers opus

Je regrette :

  • Le français n’est pas disponible
  • Bloqué dans ma progression au bout de 4h de jeu 🙁
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