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Avec ses références aux westerns, aux films de monstres et d’action, Evil West se paye le luxe d’allier une histoire de très bonne série B avec un régal de TPS brutal et sanguinolent. Les 16 chapitres pour 20 heures que dure l’aventure nous offrent un voyage au bout de l’enfer dans le grand Ouest américain au rendu correct et toujours fluide. L’utilisation de l’arsenal pléthorique du héros réussit le tour de force d’être d’une ergonomie diaboliquement bien huilée à la manette pour des combats dynamiques, sauvages et brutaux. Evil West dispose d’un univers fort, ainsi que de personnages assez charismatiques pour appeler dès aujourd’hui à un univers étendu. Pourquoi pas un préquel pour connaître les origines du combat séculaire entre vampires et chasseurs ? Où est-ce que je saigne, euh pardon, signe?

Note : le mode coop n’a pas pu  être testé.

Sang pour sang action

Le pitch d’Evil West, c’est un peu un fantasme de geek de base : des vampires, des cowboys, soit la base de l’aristocratie de la pop culture. D’ailleurs, j’ai eu l’impression d’être devant un maëlstrom génial, spectaculaire et généreux de tous les codes du cinéma de genre, de films d’action, de vampires, de western, etc. Un régal pour les amateurs et amatrices de bonnes séries B sans prétention. Les musiques se mettent au diapason avec des compositions simples rappelant celles de Carpenter, elles sonnent bougrement en phase avec l’action. De plus, je dois le dire, l’univers d’Evil West, avec sa mythologie déjà en place, pourrait donner sans problème des prequels et des suites. En tout cas, après avoir terminé l’aventure et croisé des personnages badass et charismatiques, je signe ce que vous voulez pour avoir des aventures dédiées à leurs exploits. 

Ce qui est agréable également, c’est que les protagonistes ne découvrent pas les vampires. Ils participent à cette guerre qui n’en porte pas le nom depuis longtemps, au sein d’une organisation gouvernementale tout ce qu’il y a d’officielle. Cela permet surtout pour nous d’échapper à des chapitres à la noix où les héros naïfs et candides tomberaient de haut.

Evil West ne perd pas ce temps à déniaiser ses personnages et s’attache plutôt à dépeindre un monde déjà gangrené par les vampires, plus précisément ici l’Ouest américain, terre de promesses et d’opportunités mais surtout de suceurs de sang. Tout le décorum du bon western y passe avec l’attaque du train, la petite ville minière abandonnée, un canyon, mais aussi l’imagerie du film de monstres avec des laboratoires dotés de machineries complexes et grotesques. Techniquement et artistiquement, tout cela forme un tout correct et cohérent avec le point de départ et n’en démord pas du début à la fin pendant 16 chapitres, pour près de 20 heures de plaisir. Les niveaux sont linéaires mais prêtent un peu à prendre son temps pour fouiller et piller les nombreux trésors et documents alimentant l’univers d’Evil West.

Ce n’est pas de la magie, c’est de la science !

Fait de vampires, de goules et de monstres de taille parfois effrayante, le bestiaire tient également la route et m’a donné du fil à retordre. Les boss et élites sont rapides et furieux, même en Normal. Evil West propose un sérieux challenge, et ce n’est pas un problème de manque d’armes. Le héros, Jesse Rentier, est un véritable homme-orchestre du dézingage. En effet, à terme, il disposera sur lui de son revolver, sa winchester, son fusil à canon scié, son lance flamme, son arbalète, sa grenade et sa gatling. Mais dès les premiers niveaux, la sensation de puissance est belle et bien palpable. Le mieux ce qu’avec le mappage des touches très intelligent, tout cet arsenal est littéralement à portée de main de Jesse et utilisable très facilement. Une réussite.

De plus, au-delà de ses guns, Jesse dispose d’un gantelet pour asséner des coups au corps à corps hyper brutaux ! Un régal de sauvagerie quand les exécutions s’enchaînent ! Ce gantelet est magique… Non électrique ! Il permet des dingueries lors des combats tout aussi dynamiques que spectaculaires. Jesse peut attirer à lui ses ennemis ou même se propulser sur eux à grande vitesse pour leur coller des bourre-pifs assez forts pour les ramener six pieds sous terre. 

Si la direction artistique est soignée et nous fait voyager dans des niveaux suffisamment variés, il subsiste néanmoins quelques écueils comme des murs invisibles ou le balisage avec des éléments clignotants. Cela reste peu de chose au regard du jeu d’action défoulant, exigeant et hyper violent qu’Evil West parvient à être dès les premiers instants. Mais il réussit également à être un récit articulé avec des cinématiques bien troussées, des pointes d’humour, parfois et des punch lines bien senties, souvent. Ainsi, Evil West est un petit bijou de jeu d’action avec une histoire digne d’un attachant nanar. Enfin, si les dialogues sont en anglais, l’interface et sous-titres sont disponibles en français.


Critères d’accessibilité

  Déficience Visuelle   Déficience Auditive
✘ Contraste élevé (réticule de visée) ✘ Sous-titres avec indications d’ambiance
✘ Taille couleur de police ✔ Identification de la personne qui parle
✘ Marquage des ennemis ✘ Police personnalisable
✘ Interface personnalisable ✘ Couleur de police personnalisable
✘ Couleur minicarte personnalisable ✘ Options d’alerte alternatives (vibration, flash…)
✘ Option daltonisme ✘ Sons ambiants signalés (informe sur présence)
✘ Option Text to speech  
✘ Ralentissement du jeu  

Conditions de test

  Détails TV4K   Jeu fourni par l’éditeuroui
  ConsoleXbox Series X   Temps passé sur le jeu20 heures
  Niveau de difficulténormal   Jeu terminéoui
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