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Bon d’accord, il n’y a pas d’épisode 2, mais en même temps, les développeurs ont dû se dire comment bien conclure une trilogie si ce n’est de passer directement au troisième volet ? Pourquoi pas. Ça nous donne un divertissement bêêêêêête et pas méchant, de bonne facture techniquement, pour passer quelques heures à rigoler des 3000 références à la pop culture et du ridicule des situations. Et tout y passe de manière pas tout subtile, avec de gros sabots pour une bouffonnerie partageable avec trois amis. N’y cherchez pas de satire, Goat Simulator 3 est avant tout un petit plaisir honteux réjouissant et régressif, ni plus ni moins.

Note 1 : Goat Simulator 3 est jouable jusqu’à quatre en ligne.

Note 2 : je n’avais pas d’idée pour les titres ci-dessous, alors c’est parti sur des jeux de mots vraiment nuls que je n’assume pas. Merci de votre incompréhension.

Skyrim à rien, tout ça !

Comme dans tout bon jeu vidéo, au début de “l’aventure”, notre personnage se réveille. Sauf bien sûr qu’ici, on contrôle une chèvre. Et pas n’importe laquelle puisque on comprend dans la séquence d’ouverture hommage à Skyrim qu’il s’agit de la même bestiole qui a mis le bazar dans le premier opus. Dès les premiers instants, j’ai mesuré le bond en avant technique opéré, le côté “mod” un peu foireux et buggé, le côté bricolé avec trois bouts de ficelles de Goat Simulator 1 est à mettre au oubliettes. Tant mieux pour mon confort, tant pis pour l’aspect romantique de la chèvre rebelle en marge de reste de l’industrie.

Goat simulator 3 reprend l’héritage du premier, avec ce mélange d’objectifs débiles à compléter, d’acrobaties en vue à la troisième personne… euh devrais-je dire à la troisième chèvre ? La physique permet mille et une facéties et on s’amuse à faire n’importe quoi et souvent c’est exactement ce qu’il fallait faire. Non mais c’est typiquement le genre de jeu où je pose mon cerveau, et c’est parti pour laisser agir le sale gosse en moi. Un défouloir bon enfant.

La carte à disposition est outrageusement plus grande que celle du premier épisode. Une partie champêtre, un autre industrielle puis une largement plus urbanisée. Rien de bien original en somme mais suffisamment bien fait pour y naviguer avec plaisir. De plus, ce terrain de jeu regorge d’activités qui sont autant d’occasions de se moquer de show télé, films etc. Les références se bousculent, les reconnaître devient un jeu dans le jeu, même si le manque de subtilité fait qu’on les reconnait très facilement. Là un niveau caché à la DOOM, ici du assassin’s creed tout craché… ça n’arrête jamais.

Attention, satire à balles mouchetées !

Je reviens vite sur le soulagement que j’ai ressenti après avoir pesté parfois contre les bugs et approximations de Goat Simulator 1. Ici, la technique tient la route, littéralement. En effet, pour ne prendre qu’un exemple, j’appréhendais de conduire une voiture. Oui on peut conduire une voiture dans Goat Simulator 3, bien sûr, restez concentrés merci. Je me disais que ça allait ramer, crasher. Mais non, le résultat est impeccable : on peut faire toutes les bêtises caprinement possibles sans se fracasser sur le mur d’une finition technique faible.


À aucun moment Goat Simulator 3 ne se risque à être autre chose qu’un divertissement très premier degré. Jamais une satire ou critique des sales habitudes de nos sociétés dites modernes. Bref, j’ai eu l’impression de jouer à un remake techniquement solide et abouti du premier épisode. Très plaisant mais pas renversant. Pour terminer, si les rares dialogues sont en anglais, les sous-titres et interfaces sont disponibles en français.


Critères d’accessibilité

  Déficience Visuelle   Déficience Auditive
✘ Contraste élevé (réticule de visée) ✘ Sous-titres avec indications d’ambiance
✘ Taille couleur de police ✔ Identification de la personne qui parle
✘ Marquage des ennemis ✘ Police personnalisable
✘ Interface personnalisable ✘ Couleur de police personnalisable
✘ Couleur minicarte personnalisable ✘ Options d’alerte alternatives (vibration, flash…)
✘ Option daltonisme ✘ Sons ambiants signalés (informe sur présence)
✘ Option Text to speech  
✘ Ralentissement du jeu  

Conditions de test

  Détails TV4K   Jeu fourni par l’éditeuroui
  ConsoleXbox Series X   Temps passé sur le jeu3 heures
  Niveau de difficultéNA   Jeu terminénon
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