Test – Tales of Vesperia Definitive Edition

Il était une fois Tales of, série de RPG qui allait bientôt devenir l’égal des cadors que sont Dragon Quest et Final Fantasy. Après ses balbutiements sur Super Nintendo, la licence de Namco allait faire les beaux jours des deux premières Playstation. Cependant, ce n’est qu’en 2003 avec l’épisode Symphonia que la série arrive en Europe. Malgré un beau petit succès de notre côté du globe, il faudra ensuite attendre 2008 avant de voir débarquer un nouvel opus avec Tales of Vesperia sur Xbox 360.

Episode considéré par beaucoup de fans comme étant le meilleur de la série, Tales of Vesperia a ensuite bénéficié en 2009 d’une sorte de version GOTY incluant quelques bonus, comme des tenues, deux nouveaux persos mais surtout, de nouvelles zones de jeu. Malheureusement pour nous, pauvres européens, cette version “++” resta confinée à l’archipel japonais et la Playstation 3. Annoncée en 2018, pour fêter les 10 ans de cet épisode mythique, la Definitive Edition arrive aujourd’hui sur notre belle Xbox One avec tout le contenu qui était resté, jusqu’ici, exclusif au Japon.

Il était une fois…

Comme la série des Final Fantasy, les épisodes de Tales of sont la plupart du temps indépendant les uns des autres. S’il s’agit de votre premier, pas de panique donc, vous n’aurez pas besoin d’avoir fait les précédents avant de vous lancer.

Dans Tales of Vesperia vous incarnez Yuri Lowell, ancien chevalier impérial habitant les bas-fonds de Zaphias, capitale de Terca Lumireis. Une capitale entourée de barrières, appelées « blastia », qui la protègent des monstres de l’extérieur mais qui aident également les habitants dans leur vie quotidienne. Un beau jour, le « blastia » de la fontaine des quartiers inférieurs disparaît. Après avoir mené sa petite enquête, Yuri part à la recherche de celui qui l’a dérobé, un certain Modo. Une chose en entraînant une autre, c’est ainsi que notre héros se retrouve embarqué dans une longue, très longue aventure…

Rentrons désormais dans le vif du sujet, et en particulier ce qui fait la réputation de la série : son système de combat. Loin du tour par tour des Final Fantasy, Dragon Quest ou autre Phantasy Star de l’époque, dans Tales of c’est l’action qui prime. Pour ceux qui n’auraient pas encore touché de jeu issu de la licence Tales of, voici comment les choses se déroulent. Dès que vous rencontrez un ennemi, le jeu passe en mode combat et vous vous retrouvez alors dans une sorte d’arène fermée dans la quelle il va falloir user de nombreux combos pour occire les différents monstres. Pour ce faire, rien de plus simple, un bouton pour les coups normaux, un autre pour les techniques et enfin un pour la garde. Au fur et à mesure de la progression, vous pourrez aussi assigner de nouveaux coups ou nouvelles techniques aux directions du stick analogique afin de varier les combos.

En ce qui concerne la narration, celle des Tales of est somme toute assez classique et semblable aux nombreux autres J-RPG. Vous êtes le héros et vous allez rencontrer de nombreux personnages qui vous aideront à sauver le monde. Un classicisme qui fait la bonne réputation de la série et, de ce côté, Vesperia remplit le cahier des charges du bon Tales of tout en proposant un casting moins cliché que d’habitude.

NEW GAME +

C’est bien beau de vous parler de gameplay et narration, mais si vous avez déjà joué à la version 360, vous savez déjà tout ça et ce qui vous intéresse c’est de savoir ce qu’il y a de plus dans cette fameuse Definitive Edition. Tout d’abord, il est maintenant possible de sélectionner les voix japonaises, contrairement à la version Xbox 360 qui ne proposait qu’un doublage anglais. Toutefois, il faudra faire ce choix avant de commencer la partie, puisqu’il est impossible de changer de langue en cours de jeu. Les textes sont quant à eux en français, ce qui devrait réjouir les allergiques à la langue de Shakespeare.

Deux personnages ont été ajoutés au casting, à commencer par Flynn, l’ami d’enfance de Yuri, déjà connu par ceux aillant joué à Tales of Vesperia par la passé. Cette fois, le chevalier ne se contentera pas de rejoindre l’équipe pour le temps d’un combat et s’imposera comme un allier de poids sur le long terme. Le second personnage est quant à lui totalement nouveau. Il s’agit de Patty Fleur, une jeune pirate qui a soif de trésors et d’aventures. Grâce à elle, un nouveau donjon sera accessible. Également au rayon des nouveautés (enfin si vous n’avez jamais touché à la version PS3 japonaise) de nouvelles musiques, techniques, des tenues inédites (le plus souvent en hommage aux autres Tales of) et tout un tas de quêtes annexes qui n’existaient pas sur la version Xbox 360.

Dernière nouveauté de cette édition, cette fois indisponible sur les versions sorties lors de la décennie précédente, la résolution passe de 720p à 1080p, sublimant le jeu de base. Une pointe d’amertume pourra cependant toucher les possesseurs de Xbox One X. Tales of Vesperia n’étant pas optimisé, il ne propose donc pas de résolution 4K, dommage. Niveau framerate, le jeu oscille entre 40 et 60fps, alors qu’il était bloqué à 30 sur Xbox 360. La seule chose capable de trahir l’âge de Tales of Vesperia sont les animations des personnages, surtout celles des PNJ (Personnages Non Jouables). A part ça, le RPG de Namco n’a pas à rougir de la comparaison avec les RPG modernes et notamment les derniers en date dans la série Tales of.

L’édition ultime

Tales of Vesperia était un chef d’œuvre à sa sortie, il l’est tout autant aujourd’hui. Cette Definitive Edition donne enfin accès à du contenu qui était jusqu’à maintenant indisponible chez nous et le 1080p sublime un jeu qui était déjà très beau à l’époque. De quoi fêter en beauté les 10 ans de cet épisode majeur. La plus belle façon de découvrir un des meilleurs RPG de ces dix dernières années ou de se relancer dans un trip nostalgie tout en aillant assez de nouveautés pour se motiver à refaire un voyage de plus de 100 heures.


Critères d’accessibilité

  Déficience Visuelle   Déficience Auditive
Contraste élevé (réticule de visée) Sous-titres avec indications d’ambiance
Taille couleur de police Identification de la personne qui parle
Marquage des ennemis Police personnalisable
Interface personnalisable Couleur de police personnalisable
Couleur minicarte personnalisable Options d’alerte alternatives (vibration, flash…)
Option daltonisme Sons ambiants signalés (informe sur présence)
Option Text to speech
Ralentissement du jeu

 

Conditions de test

  Caractéristiques TV Full HD (1080p)   Jeu fourni par l’éditeur Oui
  Console Xbox One X   Temps passé sur le jeu 2h (+60h sur version originale)
  Niveau de difficulté Normal   Jeu terminé Oui (version originale)

 

+ Les plus

  • Excellent casting
  • Contenu énorme et inédit chez nous
  • Grosse durée de vie
  • Voix japonaises

- Les moins

  • Pas d’optimisation Xbox One X
  • Pas de 60fps stable
  • Impossible de changer les voix en cours de jeu
  • Animations vieillottes
Nintendosexuel de naissance, je suis tombé dans la marmite Xbox en 2005 avec l'arrivée de la Xbox 360. Depuis, je me suis fait greffer un pad dans les mains et un casque sur la tête en quête de nouvelles expériences indés ou multijoueurs.

5

  1. Je ne connaissais pas et je l’ai pris suite aux conseils d’un ami. Bonne surprise que ce jeu. Scénario intéressant ponctué par pas mal d’humour niais mais ça passe bien.

  2. De bons souvenirs mais aussi celui de ne pas l’avoir terminé sur 360. Je sais zussi que ces succès étaient un poil fumé par moment. J’attendrais un peu pour le reprendre et le finir enfin…

  3. tales of vesperia c’est le messi enfin juste apres tales of symphonia sur gamecube :)

    • Même si Symphonia a été mon 1er Tales of, j’ai préféré Vesperia. Déjà Yuri et Repede sont 2 persos géniaux

  4. Tales of symphonia m’a donné l’amour pour la série mais c est vesperia qui l a rendue culte à mes yeux. Les tales of sont toujours restés fidèles à eux même malgré le temps et sont un delice pour les fans d animation japonaise

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