Test – Trek to Yomi, une richesse artistique dont on finit par se lasser

Développé par Flying Wild Dog, Trek to Yomi est fidèle à ses promesses. Le jeu nous propose une expérience superbe avec une réalisation proche du cinéma dans une aventure s’engouffrant dans l’autre monde. Cependant, de nombreux problèmes techniques brisent régulièrement l’immersion tandis que les mécaniques peinent à se renouveler dans les sept chapitres de l’épopée d’Hiroki. Quelques regrets se font sentir au moment du générique de fin, après une aventure qui a du mal à totalement décoller.

Un monde haut en couleur… Ah non, en noir et blanc

Vous ne l’aurez pas manqué si vous vous êtes quelque peu intéressé au titre, Trek to Yomi est en noir et blanc, sans aucune once de couleur de l’écran titre jusqu’à la fin. J’ai bien aimé ce principe, qui change totalement de ce que l’on peut voir d’habitude, en plus de servir la mise en scène. Tout est fait pour donner l’impression de jouer dans un ancien film, avec plus ou moins de succès. Les cinématiques sont très bien réalisées, et nous retrouvons régulièrement des plans tout bonnement somptueux. Cependant, certains angles de caméra rendent la navigation compliquée, le héros devenant assez petit sur l’écran, perdu dans le reste de l’environnement sans aucune distinction de couleurs. J’ai eu parfois un peu de mal à m’y retrouver, avec de légers problèmes de gestion de la profondeur. Pas d’inquiétude cependant pour les combats, qui se jouent de façon traditionnelle en vue de côté, comme un jeu de plateforme classique. La transition entre ces différents types de plans se réalise de manière totalement transparente, le changement de plan s’effectuant à chaque portion prédéfinie par les développeurs.

Nous retrouvons Hiroki, un samouraï ayant juré de protéger son village après la mort de son maître. J’ai ainsi suivi son aventure à travers moultes combats et l’exploration, limitée, de son environnement. Ainsi, nous découvrirons tout d’abord des cités assiégées par des bandits, avant de nous aventurer dans le monde des morts pour une quête plus spirituelle. L’histoire est bien construite et montre une réelle évolution du personnage. Petite surprise, Trek To Yomi nous propose de réaliser plusieurs choix dans sa quête, qui auront une influence sur la fin de son épopée. Malheureusement, il faut recommencer le jeu dans son intégralité pour obtenir un épilogue différent, avec une impossibilité de choisir de refaire un acte en particulier. Je dois avouer que je n’ai pas eu la foi de reprendre les quatre heures de l’aventure en mode histoire pour découvrir les différentes variations. D’autant que les problèmes de framerate ont quelque peu brisé l’immersion, avec des baisses du nombre d’images par seconde régulières dès que les plans sont assez larges. Certains passages scénarisés étaient d’ailleurs amputés du son des dialogues. Heureusement, le titre est sous-titré en français ce qui permet de comprendre ce qu’il se passe. Ces soucis techniques sont dommageables, car l’univers mérite d’être découvert. D’autant plus que la bande-son est somptueuse pour coller avec celui-ci.

Des combats précis, mais répétitifs

Trek to Yomi déroule son histoire au fil d’une déambulation dans un Japon féodal magnifié par le noir et blanc. La structure est assez linéaire, mais l’exploration des quelques routes récompense les joueurs et les joueuses. J’ai ainsi pu trouver des éléments à collectionner, des munitions, ou des améliorations pour la vie et l’endurance de Hiroki. Et croyez-moi, ce n’est pas du luxe.

Les combats sont au cœur de Trek to Yomi. Ceux-ci se déroulent en 2D, et il faut gérer plusieurs ressources pour les mener à bien : votre barre de vie, d’énergie et les munitions de vos armes secondaires. On nous apprend rapidement les commandes principales dans son premier niveau, faisant office de tutoriel et drame fondateur de ce conte fantastique. J’ai donc pu apprendre à utiliser les enchaînements de frappes légères, une attaque lourde, mais également à bloquer les attaques de mes ennemis. La parade est un peu plus technique, demandant l’appui à un moment précis pour déséquilibrer votre adversaire et le laisser ouvert à une contre-attaque fulgurante. Après quelques dizaines de minutes, nous apprenons de nouveaux combos qui se débloquent suite à l’affrontement avec un adversaire sur notre chemin. J’ai trouvé cela un peu dommage de ne pas laisser la possibilité de réaliser ces techniques dès le début du jeu. Nous découvrons également le lancer d’armes de jet, l’utilisation d’un arc mais également une arme à feu. Chacune de ses possibilités à ses avantages et inconvénients, l’arc étant la solution la plus équilibrée à mon sens. Mais attention, il n’est possible de ne transporter qu’une quantité limitée de munitions à la fois, ce qui oblige à réfléchir à leur utilisation. C’est un très bon point pour Trek to Yomi¸ cela forçant les joueurs à maîtriser le cœur du système de combat.

Cependant, le titre devient assez répétitif. Si nous rencontrons rapidement des nouveaux ennemis, ceux-ci sont toujours une variation du bandit de base avec une particularité. Il faudra bien sûr apprendre les forces et faiblesses de chacun d’entre eux pour progresser. Heureusement, les points de sauvegarde sont extrêmement (trop ?) nombreux, vous permettant de récupérer votre vie en intégralité. Nul doute qu’ils sont très utiles dans les difficultés supérieures, certains adversaires et boss m’ayant déjà posé quelques soucis en mode histoire.


Critères d’accessibilité

  Déficience Visuelle   Déficience Auditive
Contraste élevé (réticule de visée) Sous-titres avec indications d’ambiance
Taille couleur de police Identification de la personne qui parle
Marquage des ennemis Police personnalisable
Interface personnalisable Couleur de police personnalisable
Couleur minicarte personnalisable Options d’alerte alternatives (vibration, flash…)
Option daltonisme Sons ambiants signalés (informe sur présence)
Option Text to speech
Ralentissement du jeu

 

Conditions de test

  Détails TV 4K   Jeu fourni par l’éditeur Non
  Console Xbox Series X   Temps passé sur le jeu 4h
  Niveau de difficulté Histoire   Jeu terminé Oui

+ Les plus

  • Une direction artistique unique
  • Un vrai hommage aux films sur les Samouraï
  • La difficulté bien dosée
  • La bande-son onirique
  • Des combats bien maitrisés

- Les moins

  • Vite répétitif
  • Impossible de refaire les actes
  • La sauvegarde se supprime une fois le jeu terminé
  • Parfois trop sombre, on s'y perd

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