Test – Yooka-Laylee and the Impossible Lair

En 2017, les fans de Rare étaient en ébullition grâce au studio Playtonic Games, formé par d’anciens du légendaire studio anglais. Et pour cause ! Ils s’apprêtaient à sortir Yooka-Laylee, un jeu présenté comme la véritable suite spirituelle de Banjo-Tooie que nous n’avons jamais eue. Deux ans plus tard, l’équipe anglaise revient avec son duo, non pas pour de la plateforme 3D mais avec du scrolling horizontal, et surtout avec l’envie de nous faire revivre l’âge d’or du genre. Est-ce que cette nouvelle tentative vaut son pesant de bananes ? C’est ce que je vais tâcher d’élucider dans ce test !

Let’s a go !

Nous voilà donc partis pour cette nouvelle aventure intitulée Yooka-Laylee and the Impossible Lair et on y retrouve, sans grande surprise, le caméléon vert et sa pote la chauve-souris violette. On est toujours loin du charisme de notre duo ours/oiseau préféré, mais au fil du temps, on finit par (doucement) s’attacher à ce binôme improbable. La répartie des deux compères y est d’ailleurs sûrement pour quelque chose et c’est bien là le principal quand on recherche un “Banjo-like”. Dans ce nouveau jeu nous avons donc à faire à une suite oui, mais aussi à un spin-off. Suite car on s’inscrit directement après les événements du premier jeu et spin-off car la plateforme en 3D laisse sa place cette fois-ci à la “2,5D”.

Playtonic tente ainsi un doux mélange entre Banjo-Kazooie et Donkey Kong Country. On enchaîne des niveaux en évitant ennemis et pièges, mais on ne perd pas pour autant ce qui fait le charme de la licence : une tonne de trucs à collecter dans chaque niveau.

L’age d’or de la plateforme

Si le gameplay 3D du premier Yooka-Laylee avait pu laisser certains perplexes, voire complètement malades (coucou Sourille), on ne peut que saluer le travail réalisé dans cette suite en scrolling horizontal. Une action fluide affichée en 60fps et des contrôles qui répondent au doigt et à l’oeil : le strict nécessaire pour les jeux du genre. C’est simple, jamais dans un jeu de plateforme je n’ai pu contrôler mon personnage dans un niveau sous-marin avec autant d’aisance que dans ce Yooka-Laylee and the Impossible Lair. Un travail de haut vol sur la partie gameplay mis en valeur par le système de progression du jeu qui donne envie de s’y investir.

Car oui, que serait un jeu de plateforme sans son lot d’items à récupérer ? Comme je l’indiquais un peu plus haut, des choses à collecter au fil des niveaux, il y en a des montagnes. Oui, comme dans tous les classiques du genre me direz-vous, mais à une différence près : toutes les pièces et plumes récupérées dans le jeu servent vraiment à quelque chose ! Un petit détail qui au bout du compte fait vraiment la différence.

On se retrouve ainsi avec un hub principal dans lequel l’évolution se fera un peu comme dans un Banjo-Kazooie. Chaque niveau abrite 5 pièces qui, quand vous en aurez cumulées assez, serviront à ouvrir de nouvelles zones donnant accès à de nouveaux niveaux. En parallèle, vous pourrez faire le plein de plumes d’or tout au long de votre périple. Un équivalent des bananes chez les singes et des pièces d’or chez les plombiers qui vous serviront ici à faire le plein de “Tonics”.

De la plateforme en forme !

Les “Tonics” parlons-en ! Si vous avez joué au premier Yooka-Laylee, vous connaissez déjà cette marque de fabrique du studio. Les Tonics sont des sortes de fioles qu’il faut trouver puis débloquer avec des plumes pour activer toutes sortes de modificateurs de jeux. Cela peut aller du simple modificateur graphique qui met le jeu en noir et blanc ou en low-poly façon Nintendo 64, jusqu’au modificateur de gameplay qui aura une incidence directe sur votre multiplicateur de plumes en fin de niveau.

“Ecran à l’envers”, “contrôles inversés”, “pas de checkpoint”, “ennemis plus coriaces” sont autant de tonics qui rendront vos parties plus difficiles et, par conséquent, boosteront votre multiplicateur. En revanche, vous pourrez aussi vous rendre la vie plus douce en gardant les items ramassés même si vous mourrez, bénéficiant de sauts plus longs ou en ralentissant le temps. Au total, ce sont pas moins de 60 Tonics que vous pourrez dénicher dans le hub du jeu pour ensuite les utiliser dans les différents niveaux.

Rien n’est impossible

Les bonnes idées de ce Yooka-Laylee ne s’arrêtent pas là. Le tout premier contact avec le jeu donne d’ailleurs le ton. Après un rapide didacticiel, vous serez assez vite confronté au niveau final du jeu. Chez le commun des mortels, cela se soldera normalement par une mort très prématurée qui vous fera vite comprendre qu’il va falloir vous taper chaque niveau pour devenir plus fort. Mais les quelques génies (et acharnés) du pad qui résident sur cette planète pourront très bien réussir cet “Impossible Lair” dès le premier run et ainsi voir les crédits de fin de jeu au bout d’une vingtaine de minutes.

Mais concentrons nous sur l’expérience “normale”. A la fin de chacun des 20 niveaux du jeu, vous pourrez libérer une abeille. Outre la bonne nouvelle pour la pollinisation du monde de Yooka et Laylee, ce sera également une alliée de plus qui vous permettra d’encaisser un coup supplémentaire dans l’Impossible Lair. Vous l’aurez compris, après être arrivé à la fin des 20 niveaux, vous aurez donc la possibilité de vous faire toucher 20 fois par les obstacles du niveau final.

Mais je vous entend déjà : “Quoi, seulement 20 niveaux ?”. Je ne vous ai pas tout dit. Chacun des niveaux proposera une variante que vous devrez débloquer dans le hub principal et qui vous permettra de récupérer 1 abeille et 5 pièces supplémentaires. Inonder l’entrée du niveau pour le transformer en monde aquatique ou encore geler les environs pour retrouver les plateformes complètement glissantes, sont deux exemples basiques de variantes auxquelles vous pourrez vous frotter. De la sorte, on peut donc considérer que vous pourrez parcourir 40 niveaux différents dans le jeu.

Belles mélodies et fausses notes

Côté musique, là aussi il est difficile de reprocher quelque chose à Playtonic Games puisque David Wise et Grant Kirkhope figurent au casting. Certes on n’arrive pas au niveau des classiques de ces deux compositeurs sur Banjo-Kazooie ou la trilogie Donkey Kong Country, mais on se retrouve tout de même au bout de quelques runs sur le même niveau avec des airs entraînants en tête. De ce côté là c’est donc là aussi du tout bon. Mais voilà, le titre n’est pas non plus exempt de tout défaut. Enfin, je parle en intertitre de fausses notes mais soyons honnêtes, ce ne sont en réalité que des notes moins harmonieuses que les autres dirons-nous.

En effet, parmi les éléments du jeu que j’ai moins aimé, on notera surtout les environnements qui manquent de diversité. Oui on retrouve la jungle, la neige, la lave et autres usines de déchets chimiques, mais la répétition des éléments mécaniques dans chaque niveau laisse une impression de déjà vu dont on se serait bien passé. Il faut dire que des décennies de jeux de plateformes nous ont habituées aux mondes bien plus caricaturaux, et sans ces repères on a l’impression de faire inlassablement les mêmes niveaux, ou presque. A chaque fois que l’on découvre un nouvel environnement un peu plus coloré que d’habitude, on retrouve toujours les mêmes structures métalliques et scies rouges et noires faisant office d’obstacles. Dommage, car on perd ainsi l’aspect découverte et exploration dans les niveaux, au profit d’un effet “parcours du combattant”.


Si Playtonic n’était pas parvenu à nous offrir la suite de Banjo-Kazooie que nous attendions tous avec Yooka-Laylee, on peut se réjouir de la sortie de ce Yooka-Laylee and the Impossible Lair, qui lui arrive à proposer une suite spirituelle à hauteur de la trilogie Donkey Kong Country. Mieux, le studio réussit le tour de force d’apporter du neuf à ce genre pourtant déjà vu et revu. Dommage en revanche que les différents niveaux manquent d’un petit brin de folie et que les personnages aient toujours si peu de charisme. Sans ça, on aurait pu me retrouver à clamer haut et fort que le jeu a enfin détrôné tous ses aînés pour s’installer au directement au panthéon du genre. Quoiqu’il en soit, les bases sont bel et bien là pour passer un très bon moment et je ne peux que conseiller le jeu aux amateurs du genre. De quoi redorer le blason de Playtonic Games qui revient de fait dans mon radar des studios à suivre de près !


Critères d’accessibilité

  Déficience Visuelle  Déficience Auditive
Contraste élevé (réticule de visée) Sous-titres avec indications d’ambiance
Taille couleur de police Identification de la personne qui parle
Marquage des ennemis Police personnalisable
Interface personnalisable Couleur de police personnalisable
Couleur minicarte personnalisable Options d’alerte alternatives (vibration, flash…)
Option daltonisme Sons ambiants signalés (informe sur présence)
Option Text to speech
Ralentissement du jeu

 

Conditions de test

  Caractéristiques TV4K HDR  Jeu fourni par l’éditeurOui
  ConsoleXbox One X  Temps passé sur le jeu12 heures
  Niveau de difficultéNon applicable  Jeu terminéNon

 

+ Les plus

  • Le gameplay aux petits oignons
  • Le système de progression du jeu
  • Le principe des variantes de niveau
  • La bande son

- Les moins

  • Le manque de diversité des niveaux
  • Le manque de charisme des personnages
Nintendosexuel de naissance, je suis tombé dans la marmite Xbox en 2005 avec l'arrivée de la Xbox 360. Depuis, je me suis fait greffer un pad dans les mains et un casque sur la tête en quête de nouvelles expériences indés ou multijoueurs.

5

  1. Merci pour ce test, le jeu me plaît toujours autant

  2. Ce Yooka-Laylee a l’air bien tentant : il est garanti sans gerbage ET il y a une souris (bon, elle est chauve mais c’est pas une raison pour la stigmatiser), que demander de plus?

  3. Je ne suis pas du tout fan des jeux de plateforme mais il pourrait bien plaire à ma femme d’autant qu’il a l’air plutôt coloré et mignon.

  4. Pourquoi pas. Depuis Rayman Legends, Super Lucky’s Tale et Ori, je n’ai pas retouché à de la plateforme. Il a l’air bien coloré et mignon en plus, pas de risque de faire sursauter ma femme ou mes gosses en jouant dans le salon…

  5. Celui ci pourrait me plaire, même si je n’ai pas accroché au précédent.

Vos réactions

Mot de passe oublié