Critique – L’Ascension de The Witcher : un nouveau roi du RPG

Critique – L’Ascension de The Witcher : un nouveau roi du RPG

Par Benoît « Exserv » Reinier, paru le 29 mars 2019 aux éditions Third Editions

disponible à la commande par ici


The Witcher. CD Projekt RED. Geralt de Riv. Voilà des noms désormais doux et familiers aux oreilles des joueurs. Ce ne fût, bien sûr, pas toujours ainsi et c’est tout l’objet de l’Ascension de The Witcher : nous raconter l’histoire intimement liée entre le studio polonais et l’univers vertigineux de the Witcher et comment elle semblait être prédestinée.

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We are rebels

Sur plus de deux cents pages, l’auteur propose une plongée dans une des désormais licences phares du jeu vidéo, The Witcher. Le livre s’attache dans un premier temps à raconter la genèse et la jeunesse de ce qui deviendra au fil des ans le mastodonte CD Projekt RED. Avec force détails et anecdotes, le lecteur comprend très vite la philosophie derrière le studio polonais et leur devise « We are rebels ». Hélas, il n’y a pas de photographie de ce mantra pourtant décrit comme trônant fièrement dans le studio. Pas plus pour illustrer certaines anecdotes pourtant savoureuses, comme celle d’un de leurs premiers salons professionnels. Néanmoins, apprendre comment CD Projekt RED est né, a grandi et mûri reste un récit incroyable et fascinant. Où un savant mélange d’audace, de volonté farouche d’autonomie, d’indépendance et de jusqu’au-boutisme seront les clés de leur ascension.

De la genèse à la conclusion de The Witcher

Benoît Reinier ne néglige pas le matériau originel, à savoir les romans de Andrzej Sapkowski, et relate la relation compliquée entre l’auteur et CD Projekt RED, et revient sur l’univers de The Witcher. Pour moi qui ai lu les romans, ce fût un plaisir de lire cette partie. En effet, dans un premier temps, l’œuvre de Sapkowski est mise en miroir avec celle de Tolkien. Puis dans un second temps, le lecteur en apprend plus sur la Dark fantasy selon Sapkowski et en quoi il s’agit d’un univers propice à être adapté en RPG et en jeu vidéo. Passionnant.

CD Projekt RED : un parcours hors norme pour une trilogie hors norme

La partie suivante, à savoir le résumé des trois jeux, pourrait paraître fastidieuse. Surtout pour ceux qui ont fait et refait les trois opus. Il n’en est rien car le tout est commenté et présenté de telle sorte qu’on comprend le souci maniaque de CD Projekt de concilier cohérence et respect de l’œuvre de Andrzej Sapkowski au travers de toute la trilogie vidéo ludique. Pour prendre un exemple, le lecteur comprend les raisons pour lesquelles Yennefer, pourtant personnage majeur des romans, n’apparait réellement que dans The Witcher 3. Instructif. Par ailleurs, si Benoît Renier est très élogieux au regard du studio et des jeux, il n’hésite néanmoins pas à pointer leurs erreurs manifestes. Par exemple, il revient sur le traitement des femmes dans the Witcher 1, au travers des tristement célèbres Sex Cards, qui, raconte-t-il, de l’aveu même du studio est un manque flagrant de maturité. Pas complètement comblé dans le 2, il le sera bel et bien dans the Witcher 3, résolument adulte et mature.

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La couverture et le dos, rigides, forment une même illustration

Dans la dernière partie de ce livre, Benoît Reinier s’attache à nous expliquer comment CD Projekt RED et ses artistes ont mis en image, en musique et en scène l’univers imaginé par Sapkowski. Et surtout comment le studio a progressé au fil des épisodes au niveau de ses mécaniques de jeu jusqu’à faire de The Witcher 3 une référence du RPG et de l’open world, le tout avec un système de quête qui aura fait date dans le cœur des joueurs et dans l’industrie du Jeu vidéo. L’occasion pour moi de revenir sur le sous titre « un nouveau roi du RPG », qui est très malin. Car si le jeune et fringant nouveau roi « The Witcher 3 » sert de nouvelle référence désormais, ne sont pas pour autant oubliés les vieux rois à la barbe grisonnante que sont BioWare ou Bethesda…

L’ascension de The Witcher – Un nouveau roi du RPG, un cadeau à faire… ou à se faire !

Pour tous ceux qui veulent prolonger le plaisir des jeux, les (re)découvrir ou plonger dans l’envers du décor, l’ascension de The Witcher – un nouveau roi du RPG est une somme colossale d’anecdotes, de commentaires et d’informations. La lecture est agréable, très bien construite et l’érudition de l’auteur en matière de Jeu vidéo est patente et pertinente. Certes élogieux, Benoît Renier n’en ménage par pour autant CD Projekt en n’hésitant pas à relater des épisodes peu flatteurs de communication ou des erreurs de mécanique de jeu. Reste que L’ascension de The Witcher – un nouveau roi du RPG est un bel ouvrage, un joli cadeau à tout amoureux du sorceleur, du RPG ou du jeu vidéo. Assurément il y a de la magie dans ce livre. Je le sais, mon médaillon a vibré.

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Pas d’illustrations ni de photos, mais un texte parfaitement maîtrisé

 

Points positifsPoints négatifs
Un plaisir de (re) plonger dans cet universOn aurait aimé des illustrations (photo du studio, anecdote)
Un accès aux coulisses de CD Projekt RED
Bourré d’anecdotes et de détails
N’oublie pas d’être critique
Une belle idée cadeau

 


Infos pratiques

 

Dimensions 16×24 cmÉditeurThird éditions
Genre DocuPrix24,90€
Pages256Date de sortie29 mars 2019
Je ne suis pas fou, ce sont les autres qui ne le sont pas assez. J'aime particulièrement les univers de The Witcher, Fallout et PUBG.

6

  1. Un bien beau livre dites donc ! Dommage effectivement qu’il n’y ai pas d’illustration surtout après une si belle couverture mais bon… Je ne sais pas pour vous mais me concernant, ce livre à un problème majeur : si jamais je fous le nez dedans, je risque de recommencer The Witcher 3 pour un troisième run et là j’ai vraiment pas le temps 🙂

  2. Qui a lu le livre ? Je ne crois pas avoir vu l’info sur la page.
    En tout cas c’est vraiment une bonne idée de donner un avis sur des livres gaming.
    J’essaye de lire Console Wars volume 1 et 2 en ce moment pour ma part.

    • En effet, petit problème sur la signature qui ne s’affiche pas !
      C’est Bibi qui l’a lu 🙂
      Pas mal console Wars. Pas mal du tout !

  3. Toujours ultra-qualitatif les livres de Third Editions.

    • A chaque fois que j’y fais un tour ou chez Pix’n love j’ai envie de me prendre un bouquin.

  4. Très bien ce bouquin, il fera l’objet d’un cadeau à un pote qui est ultra fan.

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