Test – Degrees of Separation, à deux, c’est mieux

Pas facile la vie de testeur… on doit parfois jouer à des trucs, sincèrement. Une corvée (Cf le test de Beat Cop). Alors quand on me met dans les pattes Degrees of Separation, j’ai peur. Je ne connais pas. Du tout. Mais dès les premières images, je suis rassuré. Dès les premières minutes, je suis apaisé. Le test de Degrees of Separation ne sera pas une purge à réaliser, oh non. Et je vous explique pourquoi.

Il était une fois…

Les couples maudits. Un classique indémodable pour une belle histoire. Tristan et Iseult, Roméo et Juliette, Barracuda et Looping, les exemples sont légions. C’est le point de départ de Degrees of Separation (DoS) qui met en scène deux amoureux séparés par une puissance inconnue et par les éléments. En effet, le jeune Rime est plongé dans un froid saisissant pendant que Ember, elle, évolue dans une chaleur absolue. Incapables de se toucher, parviendrez-vous à les réunir ? C’est tout l’enjeu de ce puzzle-game en 2D, raconté comme un conte folklorique nordique, par une voix-off apaisante.

Après leur réveil, les deux âmes sœurs se retrouvent dans un immense château, abandonné de tous. Ce dernier servira de hub principal à DoS et permettra d’accéder à six mondes. Dans une forêt (bien sûr) mystérieuse, dans une contrée emprunte d’une étrange magie ou sur les remparts… nos héros devront résoudre une trentaine d’énigmes par niveau et récupérer un maximum de foulards. Ces précieuses étoffes permettront de débloquer le monde suivant.

… dans une contrée lointaine, très lointaine…

Ember et Rime devront jouer avec leur élément pour atteindre les précieux foulards. Geler l’eau d’un lac pour Rime, restaurer la puissance d’un geyser et se propulser pour Ember, les énigmes sont basées sur la physique. Mais pas seulement, d’autres sont axées sur de la plateforme plus classique. De plus, chaque monde possède une spécificité unique qui renouvelle avec bonheur le gameplay. Par exemple, dans le deuxième niveau, la barrière magique séparant les deux amants peut être rendue tangible. Cela n’a l’air de rien mais du coup, elle peut servir par exemple de rampe pour accéder à des plateformes sinon inatteignables. Bref, DoS se renouvelle d’un monde à l’autre et évite toute éventuelle monotonie.

Si les premiers sont très simples, certains puzzles demanderont de la coordination et un  bon timing. On en arrive à l’essence même de DoS. S’il est tout à fait jouable en solo, le jeu a été pensé pour être joué à deux, en couple. En coopération locale, il faudra faire montre de complicité, réfléchir ensemble, rater parfois et recommencer jusqu’à récupérer les foulards. J’ai joué avec ma princesse pendant une soirée. Chacun sa manette, chacun son coin de canapé, chacun son perso, en une heure et demie, on s’est creusé la cervelle (un peu), on s’est amusé (beaucoup). Par contre, dans des sessions solo, DoS peut s’avérer frustrant puisqu’il faut basculer d’un héros à l’autre pour résoudre les énigmes. Les sauts coordonnés prennent alors des allures d’épreuve olympique.

Niveau technique, DoS souffle le chaud et le froid.

Jeu de mot pourri obligatoire, c’est dans mon contrat. Même pas désolé, passons. Ce qui frappe dans DoS, c’est la poésie qui se dégage des graphismes réellement enchanteurs. Ceux-ci sont magnifiés par une douce musique et par la voix apaisante de la narratrice. Celle-ci nous berce en anglais sous titré en français et nous raconte au fur et à mesure l’histoire d’Ember et Rime. Par contre, les animations sont assez rudimentaires et sommaires. Cela ressemble à la gestuelle rigide et artificielle de marionnettes. Pour finir et chipoter, j’ai rencontré quelques bugs sonores…

Conclusion

Si vous cherchez un joli jeu de réflexion à faire avec votre chèr(e) et tendre, Degrees of Separation est idéal. Sa bonne durée de vie (7h) garantit de passer d’agréables soirées à résoudre des puzzles pas assez ardus pour conduire à un divorce. Ses graphismes enchanteurs, son ambiance nordique, sa jolie musique accompagnent parfaitement ce petit conte tout à fait charmant. Et il n’y a pas de hasard. Degrees of Separation est sorti le 14 février.

Critères d’accessibilité

  Déficience Visuelle  Déficience Auditive
✘ Contraste élevé (réticule de visée)✘ Sous-titres avec indications d’ambiance
✘ Taille couleur de police✘ Identification de la personne qui parle
✘ Marquage des ennemis✘ Police personnalisable
✘ Interface personnalisable✘ Couleur de police personnalisable
✘ Couleur minicarte personnalisable✘ Options d’alerte alternatives (vibration, flash…)
✘ Option daltonisme✘ Sons ambiants signalés (informe sur présence)
✘ Option Text to speech
✘ Ralentissement du jeu

 

Conditions de test

  Caractéristiques TVFull HD  Jeu fourni par l’éditeuroui
  ConsoleXbox One X  Temps passé sur le jeu7 heures
  Niveau de difficultéN.A.  Jeu terminéoui

+ Les plus

  • idéal à deux...
  • un charme fou
  • le renouvellement du gameplay

- Les moins

  • ... un peu frustrant, seul
  • quelques bugs sonores
  • les animations, sommaires
Je ne suis pas fou, ce sont les autres qui ne le sont pas assez. J'aime particulièrement les univers de The Witcher, Fallout et PUBG.

8

  1. Visuellement c’est très “Cholie”.

    Cela me fait un peu penser a Unravel Two, ou si tu joue seul c’est vite pénible.

  2. Merci pour ce test, j’aime bien ce genre de petit jeu, j’ai bien aimé ton couple maudit barracuda et looping

  3. Il n’y a pas masse de jeux coop en locale et encore moins dans le genre puzzle en plus sympathique. Merci, une idée de son prix à sa sortie le 14 février?

    • il me semble qu’il coûte 20 euros.

    • Suffit de regarder sur le store Microsoft pour avoir son prix…

      Et comme Bibi l’indique, le prix est de 19,99€ pour une taille de 607,37 Mo.

    • D’ici qu’il sorte sur le gamepass…

  4. Je suis d’accord sur le fait qu’il suffit de regarder sur le store mais c’est une info qui pourrait être facilement rajouter avec toutes les infos qu’il y a déjà de base ou alors un lien directement sur le store, juste pour être complet.

  5. Merci pour le test ! J’ai vu qu’il était aussi sur la Switch !!! Occasion rêvée de faire toucher une manette à madame avec un gameplay simple

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