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    Test – Minecraft : Dungeons, le Diablo-like pour tous et toutes

    Bon, normalement, dans une intro, on recontextualise une licence, une série. Là, concernant Minecraft, je ne vous ferai pas cet affront. Et pour être parfaitement transparent (comme dirait Fab),  je n’y connais franchement pas grand-chose. Mes seules sessions sur la version 360 m’endormaient littéralement… et je passais plus de temps à faire du pain qu’autre chose. Alors que donne ce spin-off sauce Diablo ? C’est ce que je vous propose de découvrir, dans le test de Minecraft : Dungeons.

    Le harcèlement c’est mal, m’voyez.

    Quand on vous dit que le harcèlement ça craint, ce n’est pas pour vous embêter ! C’est pour nous éviter des emmerdes à grande échelle. Et dans Minecraft : Dungeons, on est typiquement dans ce cas de figure. Imaginez un peu, un Illageois se fait copieusement pourrir, ostraciser, martyriser. Inévitablement, le gars pète un câble, finit par vouloir se venger et réussit à s’adjuger toute la région. Ah bah maintenant, ça réfléchira à deux fois avant de se foutre de sa petite binette. Bien sûr, ce sera à vous et vos amis, jusqu’à 4, en local ou en ligne, de faire tomber le tyran et sa horde de sbires morts-vivants.

    Ce scénario n’est bien sûr qu’un prétexte pour un joyeux périple à travers 9 mondes auxquels s’ajoutent des niveaux secrets. Le désert, les marais, les mines, rien ne nous sera épargné. La traversée de chaque niveau prend environ 20 à 30 minutes. Comme vous êtes bon en maths, oui, Minecraft : Dungeons se termine en 5 heures… du moins dans sa difficulté standard. S’ajoutent ensuite deux nouvelles difficultés pour prolonger le plaisir, avec de meilleures récompenses à la clé.

    Oh non ! Y’a une brique, dans mes frites !

    Dans la veine d’un Diablo-like, Minecraft : Dungeons est un Hack’n Slash en vue du dessus, dans un univers cubique qui a fait la renommée de la licence de Mojang. Perso, je ne suis pas friand de cet aspect graphique. Néanmoins, j’avoue que le titre a un charme certain et fait mouche. Contrairement à son illustre modèle, ici, il n’y a pas de classe à la sélection de son avatar. Mais c’est votre équipement récupéré sur le champ de bataille ou acheté au hub qui fera la différence. Composé d’une arme au corps à corps, d’une à distance, d’une armure et d’artefacts, il influencera grandement ce que vous pouvez déployer pour semer efficacement la mort autour de vous.

    Bon, pas de surprise, on glane de l’Xp en pourtant les zombies, creepers, fantômes et toute la clique. Mais originalité, en glanant des niveaux, on gagne des points d’enchantements pour… ben, euh… enchanter notre équipement avec des capacités de défense, d’attaque, etc. Bien sûr, quand votre stuff devient obsolète et que vous le recyclez, vous récupérez ces fameux points pour les redispatcher à l’envie. Au final, moins profond que Diablo certes, le système d’amélioration et de progression de l’avatar est bien plus satisfaisant que l’impression initiale. Au début on se contente d’appuyer sur (A) pour frapper l’ennemi avant de déverrouiller de nouvelles capacités via les armes et artefacts. Rafraîchissant, simple et surtout rapide ! Pas (trop) de temps perdu à décortiquer les objets, on identifie très vite si on va pouvoir en tirer un quelconque bénéfice de destruction.

    Bataille pour la Brique du Milieu

    La découverte des niveaux est un régal, le tout avec un humour bon enfant, tout en français et une patte graphique toute jolie mimi. Mais j’aurais bien aimé que l’exploration soit plus et mieux récompensée. Il est très fréquent d’emprunter de longs couloirs pour ne trouver qu’une misérable jarre avec trois pesos dedans. Un brin pénible. Et que dire de l’incapacité d’échanger du matériel avec les copain/copines ! Inacceptable ! Pire, le bouton (A) sert à frapper, OK, mais aussi à relever un ami tombé au combat… Je vous laisse imaginer les moments de solitude quand on essaie de faire le ménage près d’un pote en attente de résurrection. Au lieu de disperser les monstres façon puzzle, on se met à appliquer les premiers soins et surtout à s’en prendre plein la gueule. Un errement incompréhensible.

    Coté musique, les compositions sont assez douces en général, s’accélèrent pour les combat de boss mais deviennent surtout assez vite lassantes. Ce qui l’est moins, ce sont les artefacts qui donnent un coté grand spectacle aux affrontements. Des feux d’artifice aux jolis effets de lumières au gel des ennemis, ils donnent une saveur réjouissante aux combats. Au final, pour compléter tous les modes de difficulté, comptez une vingtaine d’heures. Mais ce n’est pas forcément pour autant la fin. De nombreux mondes secrets sont à débloquer et à découvrir. Je signale que vous trouverez sur XboxSquad un guide (ici) pour accéder à un niveau faisant référence directement à Diablo.

    Avec l’extension Howling Peaks, Minecraft Dungeons se pare d’une couche de neige et deux niveaux montagneux, balayés par les vents et parsemés de pièges et de petites énigmes. Les ennemis sont peu ou prou les mêmes que dans le jeu originel, avec quelques pixels blancs pour donner le change. OK, il n’y a que deux niveaux mais ils sont très longs et d’une “verticalité” qui tranche avec le reste. Il y a évidemment un boss final vindicatif et du loot inédit à récupérer. Malheureusement, les sessions que j’ai faites ne m’ont donné que des objets d’une banalité affligeante, ne motivant pas à farmer outre mesure. Le gros avantage de ces extensions est que seul l’hôte est tenu de posséder le DLC. Plaisant donc, pour prolonger entre amis ce gentil Diablo-like. 

    Conclusion

    Minecraft : Dungeons est une excellente introduction au genre Hack and Slash. Simple d’accès, simple de progression, simple d’amélioration de l’inventaire, c’est un réel plaisir de parcourir les nombreux niveaux cubiques, seul ou avec ses amis. L’expérience multijoueur est néanmoins entachée avec l’impossibilité d’échanger du matériel. Mais au vu des nombreuses heures de plaisir passées à explorer et exploser tout ce qui bouge, ça ne pèse pas bien lourd. Bref, un joyeux défouloir pour tous et toutes.


    Critères d’accessibilité

      Déficience Visuelle   Déficience Auditive
    Contraste élevé (réticule de visée) Sous-titres avec indications d’ambiance
    Taille couleur de police Identification de la personne qui parle
    Marquage des ennemis Police personnalisable
    Interface personnalisable Couleur de police personnalisable
    Couleur minicarte personnalisable Options d’alerte alternatives (vibration, flash…)
    Option daltonisme Sons ambiants signalés (informe sur présence)
    Option Text to speech
    Ralentissement du jeu

     

    Conditions de test

      Détails TV 4K   Jeu fourni par l’éditeur oui
      Console Xbox One X   Temps passé sur le jeu 20 heures
      Niveau de difficulté Normal/Aventure/Apocalyptique   Jeu terminé oui