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    Test – This War of Mine : Final Cut, une expérience sidérante d’actualité 

    Avec son gameplay approximatif et parfois frustrant, et sur ce seul critère, This War of Mine n’est pas un grand jeu vidéo. Mais il l’est par ailleurs par la puissance de son propos et en n’esquivant aucun sujet. Plonger dans un siège fictif en pleine guerre est une expérience marquante et bouleversante d’actualité. Cette version Final Cut avec ses trois DLC scénarisés sont des indispensables, même pour ceux et celles qui avaient joué au jeu de base. Sa direction artistique, la musique douce et mélancolique, le rythme même des récits, les rebondissements, les fragilités humaines mais aussi beaux moments d’entraides… absolument tout participe à faire de This War of mine Final Cut une œuvre entre le jeu vidéo et le documentaire montrant la guerre à l’échelle de l’individu.

    This-War-of-Mine-Final-Cut-parc

    La guerre ne meurt jamais 

    Initialement sorti en 2014, This War of Mine avait marqué les esprits. Et pour cause, loin des canons des œuvres traitant de la guerre, ici, on y incarne le maillon le plus fragile mais le plus essentiel : les civils. Tout l’enjeu sera pour son petit groupe de survivre la journée dans son abri de fortune, d’y construire deux, trois trucs pour chauffer, faire pousser du faux tabac, des pièges à rongeurs pour se faire des Ratburgers, un collecteur d’eau de pluie. Tout ce bricolage de bric et de broc sera indispensable pour espérer maintenir un état physique, moral et psychique qui resteront de toute manière précaire.  

    La nuit, l’un des survivants pourra tenter une expédition de quelques heures pour récolter de précieuses ressources. Mais à quel prix ? Voler ? Tuer ? Certains auront des états d’âmes quand d’autres s’en accommoderont sans problème. Là je parle autant des protagonistes que de la personne derrière la manette. Après tout ce n’est qu’un jeu vidéo, bien sûr. Mais la force de This War of Mine, c’est sa crédibilité, l’empathie et l’attachement que l’on ressent pour ces pauvres hères se débattant dans un conflit aussi absurde que réaliste. 

    L’action se déroule en pleine guerre civile, lors d’un siège fictif d’une ville… Sauf qu’en 2022, l’actualité rattrape la fiction et la guerre, les injustices, les atrocités commises en Ukraine par l’armée russe trouvent une résonance assourdissante avec ce Final Cut et glace le sang. Il n’y a qu’à se retrouver confronté, lorsque l’on lance une nouvelle partie, aux portraits des personnes qui vont vous accompagner pendant la dizaine d’heures que dure une partie. Les traits sont marqués, graves, les yeux creux, vides, transperçant votre regard… Les larmes ne sont pas loin car on les croirait surgir du JT de la veille. Une expérience sidérante d’actualité. 

    This-War-of-Mine-Final-Cut-carte

    C’est l’orage ? Non, encore des bombardements…

    Combien des fois un “mais non !” m’a échappé quand un de mes civils est mort de froid ou qu’un de mes choix pendant une nuit de récolte a eu des répercutions tragiques inattendues. Ou qu’un message laconique informe au petit matin que l’abri a été pillé pendant qu’on était parti trouver de la nourriture. Car effectivement, on se prend d’affection pour ces Pavel, ces Malik, ces Anna. Parce que c’est nous : ce ne sont absolument pas des super héros, ni des combattants. Ce sont des professeurs, des cuisiniers, etc. Leur seule force : l’entraide et encore, pas sûr que cela suffise… 

    Le propos est d’une puissance sidérante et nécessaire. Par contre, This War of Mine échoue sur le plan ludique et apporte très peu de satisfaction manette en main. Est-ce son ambition de toute manière ? Je ne sais pas. Ce n’est clairement pas un grand jeu vidéo sur ce seul critère. La maniabilité, je pense plus pensée pour le PC, est approximative et frustrante. Cela s’aggrave lors des combats (qu’il convient d’éviter au maximum du coup^^) et surtout la furtivité. Si l’on est conciliant, on peut se dire que cela va de pair avec le fait que ce ne sont que des civils. 

    Dans cette Final Cut, la direction artistique a été magnifiée et affinée. Les décors et personnages apparaissent comme croqués au stylo-bille et sont d’une crédibilité saisissante. De plus, chaque endroit traversé raconte une histoire, participe à faire monde et à se projeter soi-même dans cette boulangerie fracassée par un obus, cette école squattée par des miliciens. La musique aussi douce que mélancolique est parfaitement en phase et le tout installe une pesanteur incroyable à cette ville meurtrie, parcourue par des fantômes aux allures vaguement humaines. 

    Tenir un jour de plus

    Cette Final Cut se pare de trois scénarios qui sont autant de variations du jeu de base qui lui, se concentre essentiellement sur la survie, avec comme enjeu principal de passer l’hiver. S’il était possible, ces trois DLC apportent encore plus d’émotions et des questionnements sur ce qu’on ferait nous aussi dans ces situations pas si fictives. Ce père engagé dans une fuite en avant pour retrouver sa fille amène à éclairer sur des traumas invisibles de la guerre. Original, le deuxième contenu permet de contrôler l’opérateur radio qui informe la ville dans le jeu de base. Là encore des choix radicaux seront à faire et auront des conséquences à long terme. Que doit-on à la population : la vérité ? Ou un mensonge pour les sauver un jour de plus ? Le troisième DLC est lui aussi d’une actualité glaçante. Au-delà de sauver à tout prix des œuvres d’art, une jeune fille sera au cœur d’un combat bien plus grand : l’effacement pur et simple de la culture de son peuple. Plus d’actualité, tu meurs…

    Ces trois scénarios ainsi que le jeu de base n’esquivent aucun thème mais ne versent jamais dans le surjoué pour autant. Les exactions commises par les militaires ou rebelles, les exécutions sommaires de civils, les snipers terrorisant la population, les viols, la torture, rien n’est oublié. Tous ces thèmes ne sont clairement pas tout public mais s’avèrent nécessaire en 2022 et font de This War of Mine une expérience entre le jeu vidéo et le documentaire de guerre à l’échelle individuelle. Indispensable. 

    This-War-of-Mine-Final-Cut-abri


    Critères d’accessibilité

      Déficience Visuelle   Déficience Auditive
    Contraste élevé (réticule de visée) Sous-titres avec indications d’ambiance
    Taille couleur de police Identification de la personne qui parle
    Marquage des ennemis Police personnalisable
    Interface personnalisable Couleur de police personnalisable
    Couleur minicarte personnalisable Options d’alerte alternatives (vibration, flash…)
    Option daltonisme Sons ambiants signalés (informe sur présence)
    Option Text to speech
    Ralentissement du jeu

     

    Conditions de test

      Détails TV 4K   Jeu fourni par l’éditeur non
      Console Xbox Series X   Temps passé sur le jeu 20 heures
      Niveau de difficulté NA   Jeu terminé Jeu de base et les 3 DLC