Test – Demolish and Build, c’est une bonne situation, ça, jeune entrepreneur dans le BTP ?

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Je vais finir par croire que les simulateurs de vie à priori peu sexy vont devenir ma spécialité ! Après chauffeur de bus, pêcheur en haute mer et maroufleur, me voici appelé à devenir un ouvrier du BTP. Je dois avouer, et je me surprends à écrire cette phrase, que ces titres m’ont globalement laissé un bon souvenir. Il y a eu un je ne sais quoi. Quand on y joue, on a la douce impression d’être hors du temps et de l’espace, dans une espèce de bulle où on est toujours le bienvenu, sans stress ni exigence de performance outre mesure. Bref, c’est re-po-sant. C’est sûr, ça change radicalement du fracas de la guerre ou de la tension d’un PUBG. Cela va être encore le cas ici ? Je vous le confirme dans le test de Demolish and Build. Ah et je ne crois pas, de surcroît pour un jeune entrepreneur dans le BTP, qu’il y ait de bonne ou mauvaise situation.

C’est avant tout des rencontres

Comme toute grande aventure, tout débute par un drame fondateur, comme tonton Ben pour Peter P… Bon ok, je m’emballe un peu. Là on se fait juste virer par un boss exécrable pour avoir démoli un truc qu’on n’aurait pas dû… mais qui faisait bien sûr partie du contrat. Nous voilà sans boulot. Ça craint mais un coup de téléphone change la donne. Un mec qu’on ne connaît pas te propose de s’associer… Et bien sûr, on s’empresse d’accepter ! Qu’est-ce qu’il pourrait mal tourner après tout ? En plus le gars est super sympa, je vous invite à simplement regarder la photo du dessus pour en avoir confirmation. Mais de toute manière, ça a l’air « legit », il porte un casque de chantier. J’en profite également pour signaler que, certes l’ensemble des textes est globalement bien traduit en français mais qu’il subsiste des errements, comme cette insulte gratos ou des traductions littérales grotesques.

Nous voilà donc propulsés jeune entrepreneur en BTP, et on va avoir fort à faire pour devenir un magnat de l’immobilier. Première chose à faire, se dégoter un repaire. Bon, la Batcave, on oublie, pas super pratique de toute manière et surtout trop chère. On se rabat donc sur une semi-ruine sans surprise meilleur marché et surtout à rénover. Enfin, vite fait tout de même. Car dans les faits, on va surtout péter 2/3 trucs pour en faire notre QG, et très vite capter les commandes assez simples pour détruire des murs ou enlever divers déchets. Mais ça c’est juste quand on est à pied ! Pour s’assurer une ascension de ouf dans l’univers impitoyable du BTP, on va avoir besoin de GROS engins bien vénères pour honorer les contrats automatiquement proposés. Mais pas seulement.

Quand on a le goût de la chose bien faite, le beau geste…

En plus des contrats, on peut récupérer du métal sur des épaves et du minerai pour les revendre auprès d’un magasin dédié. Mais ce n’est pas tout : des parkings et bâtiments en piteux états peuvent être achetés, rénovés puis loués pour se faire de la caillasse sur le long terme. Vraiment pas mal de choses à faire finalement !

Avec l’argent durement gagné, on peut s’équiper avec des engins permettant d’accepter des contrats de plus en plus ambitieux et rémunérateurs. Des bulldozers, des excavatrices, des robots de démolition, il y a de quoi bien tout « demolish ». D’ailleurs ces phases de destruction sont assez pointues et détaillées. Par contre celle de « build » sont très sommaires : on livre les matières de construction puis on clique sur le futur mur qui apparait ainsi comme par magie. Ça détonne radicalement avec les phases où on se met en quatre pour bien tout péter… pour tout construire en quatre clics. Étrange et décevant tout de même.

Autant les phases à pied se déroulent à la première personne, autant celles en véhicules se passent à la troisième personne. Dans un cas comme dans l’autre, ce sont des choix judicieux pour ne pas taper à coté avec sa masse ou bien se positionner avec son excavateur.

C’est ce goût de l’amour qui m’a poussé aujourd’hui à entreprendre une construction mécanique

D’après les statistiques, j’en suis à 27% de Demolish and Build et j’ai débloqué la deuxième carte sur visiblement quatre. Et je pense que je vais m’arrêter là. Car arrivé à cette nouvelle destination, je m’aperçois avec effroi que je dois racheter sur place tous les véhicules pour continuer mon irrésistible ascension. Ce qui signifie farmer les contrats qui se ressemblent au final tous et parcourir des kilomètres pour récolter du métal ou de l’or. Alors oui, ça donne une durée de vie colossale pour celui ou celle qui rêve secrètement de fonder un empire…

Encore faut-il accepter une technique d’un autre temps. Demolish and Build nous assène des graphismes dignes de la Xbox première du nom. Heureusement le titre est toujours fluide. Manquerait plus que ça. Les musiques à la radio sont dignes de musiques libres de droits, c’est-à-dire assez génériques et passe-partout.

Conclusion

Affublé de graphismes un brin ridicules, Demolish and Build est néanmoins un simulateur de vie correct pour ceux et celles qui veulent fonder un empire immobilier. Pour ce faire, les opportunités ne manquent pas avec le rachat puis location de biens, le minage, le recyclage, les contrats, le tout sur quatre cartes… Autant dire que la durée de vie est généreuse. Et comme tous les « simulators » que j’ai testés jusqu’à maintenant, ici non plus pas de stress, Demolish and Build est lui aussi une bulle de décompression, de relaxation, presque une invitation à la méditation transcendantale. Non sur ce dernier point, je vais trop loin ^^. Bref, je vais en garder un bon souvenir.

 


Critères d’accessibilité

  Déficience Visuelle  Déficience Auditive
Contraste élevé (réticule de visée)Sous-titres avec indications d’ambiance
Taille couleur de police Identification de la personne qui parle
Marquage des ennemis Police personnalisable
Interface personnalisable Couleur de police personnalisable
Couleur minicarte personnalisable Options d’alerte alternatives (vibration, flash…)
Option daltonismeSons ambiants signalés (informe sur présence)
Option Text to speech
Ralentissement du jeu

 

Conditions de test

  Détails TV4K  Jeu fourni par l’éditeuroui
  ConsoleXbox One X  Temps passé sur le jeu10 heures
  Niveau de difficultén.a.  Jeu terminénon

 

 

+ Les plus

  • plein de trucs à péter !
  • durée de vie colossale
  • traduit en français
  • temps de chargement courts et toujours fluides

- Les moins

  • phases de construction trop sommaires
  • d'une laideur abyssale
  • quelques errements dans la traduction

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